Chaque élève doit savoir qui peut l’aider !!! dossier Harcèlement

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Le cas de Maëlle est aussi vécu de façon dramatique au cabinet de la ministre de l’Éducation. « Il montre encore une fois que la lutte contre le (cyber)harcèlement doit être une priorité. Mon souhait est que plus aucun enfant ne soit confronté à pareille situation sans savoir qu’il y a un numéro de contact qui lui permet d’être aidé », dit Caroline Désir (PS). « Si un seul ado passe à travers les mailles de tous les dispositifs qui existent, c’est un échec pour nous tous. »


En fait-on suffisamment à l’école pour lutter contre ce fléau ? « Il y a un travail de prévention indispensable et il porte déjà ses fruits », reprend la ministre. Cela fait plusieurs années que ce sujet est sur la table de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il y a de nombreuses initiatives qui sont prises dans les écoles. Nous soutenons chaque année énormément de projets, à hauteur de 230.000 €. Il faudra les évaluer et dégager de bonnes pratiques. Mais il est primordial de pousser la réflexion plus loin. »


Parmi ses nombreux contacts, la ministre explique avoir rencontré les équipes de Child Focus. « Elles font un travail remarquable, par exemple en matière de cyberharcèlement, avec une ligne d’écoute ouverte 24 heures sur 24. Nous avons une vraie volonté de poursuivre le travail avec eux. »
Il faut dire que le gouvernement s’est engagé à lutter contre le harcèlement et à garantir à chaque enfant un cadre scolaire bienveillant et approprié au meilleur développement des apprentissages. Cela se trouve écrit dans sa déclaration de politique communautaire.

Dès les maternelles


« Le nouveau référentiel pour l’école maternelle aborde le développement des compétences de sociabilisation et de respect de l’autre et de soi, ainsi que d’empathie. Cela doit être abordé dès le plus jeune âge », explique encore Caroline Désir. « Des appels à projets sont lancés et permettent aux écoles de faire de la prévention, du soutien ou de la formation. »


La ministre insiste également sur les plans de pilotages, qui sont progressivement développés dans les écoles « et qui peuvent constituer un levier important et intéressant en la matière, au travers notamment de l’objectif d’accroître les indices du bien-être et du climat scolaire ou des objectifs particuliers que se fixe l’équipe éducative ».


La lutte contre le (cyber)harcèlement passe aussi par la formation des enseignants. « Différentes formations liées à la prévention contre le harcèlement à l’école existent », dit la ministre. Et le point sera aussi abordé, avec sa collègue de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), responsable pour la réforme de la formation initiale des enseignants.


Numéro vert
Mme Désir réfléchit, avec son administration, à renforcer les actions à mener ou à pérenniser celles en cours. « Je pense à la plateforme « harcèlement à l’école », mise en place dans le cadre de mesures de prévention et de prise en charge du harcèlement et du cyber harcèlement. Elle recense des ressources et infos utiles pour les équipes éducatives, les parents et élèves.


Il y a aussi le numéro vert, « Écoute école », qui a pour mission l’écoute et l’information à destination des élèves, des parents et des membres de l’équipe éducative qui seraient confrontés à des tensions et/ou des violences en milieu scolaire. »

Ce numéro (0800/95.580) est ouvert, du lundi au vendredi, de 9h à 16h.

Par Didier Swysen

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