200 saumons atlantiques élevés à école communale de Saint-Séverin Nandrin

Lien permanent

Depuis peu, l’école communale de Saint-Séverin dispose d’un aquarium.

Y ont été délicatement déposés, ce lundi, 200 œufs de saumon. Les élèves de 5e année sont chargés de surveiller leur évolution ainsi que les paramètres du milieu. Après l’éclosion, les enfants relâcheront  les alevins dans la rivière.

Un cas concret aux multiples enseignements.
Ce sont des enfants particulièrement attentifs qui ont assisté à l’animation du Contrat de Rivière, ce lundi.

Les deux coordinateurs étaient déjà venus la semaine passée apporter un aquarium et tout l’attirail : filtre, pompe à air, refroidisseur, thermomètre. Cette fois, ils ont apporté le trésor tant attendu : 200 œufs de saumons atlantiques, rassemblés dans une petite boîte en plastique, en provenance de la pisciculture (le Conservatoire du saumon mosan) d’Erezée.

« Il y a vraiment 200 œufs dedans? Ils sont minuscules », s’étonnent les enfants.


Après une mise en bouche théorique sur la surveillance des paramètres et l’entretien de l’aquarium (acidité de l’eau etc.), les élèves de cinquième année de Saint-Séverin ont assisté à la mise à l’eau des œufs, sur un tapis de gravier.

Pendant plusieurs semaines, ils vont observer et surveiller leur évolution, jusqu’à leur éclosion et la remise à l’eau, probablement dans le Fond d’Oxhe.

« Les leçons prévues autour du projets « Saumons en classe » font appel à de multiples compétences d’éveil, la géographie, la biologie, mais aussi la géométrie et les grandeurs, les problèmes, l’analyse de données, le vocabulaire, la pyramide alimentaire... », relève Laurence Deom, institutrice remplaçante d’Yves Mottet.


3.200 oeufs


« Cela permet de sensibiliser les enfants, acteurs de demain, à la survie du saumon et à nos rivières en général, de façon concrète et visuelle. Ils peuvent ainsi apporter leur pierre à l’édifice », souligne pour sa part Sylvie Messiaen, coordinatrice au sein du Contrat Rivière Meuse Aval.


« Saumons en classe » est un projet mené par plusieurs Contrats de Rivière wallons : 14 écoles sont concernées. Nandrin a la particularité d’en compter deux : l’implantation communale de Saint-Séverin et l’école libre Saint-Martin, l’entité chevauchant deux sous-bassins hydrographiques (Meuse Aval et Ourthe).

Dans notre arrondissement, l’école communale de My a également été sélectionnée.

En tout, 3.200 œufs ont été répartis dans les différentes implantations.

Grâce aux passes à poissons, le saumon revient

 Pourquoi avoir choisi le saumon pour ce projet? « Car c’est une espèce parapluie comme on l’appelle. Cela signifie que là où le saumon peut vivre, de nombreuses autres espèces le peuvent aussi », explique Patrick Rixen, coordinateur du Contrat de Rivière Meuse Aval.

« Il a aussi la particularité de pondre en rivière. Après l’éclosion en eau douce, les jeunes migrent vers l’océan avant de remonter les rivières pour aller pondre. Or, il y a de nombreux obstacles à franchir lors de la remontée : écluses et barrages ont fait diminuer la population de saumons atlantiques, très abondants autrefois. Petit à petit, et notamment grâce aux efforts de la Région wallonne et à la législation, les obstacles sont dotés de passes à poissons et la situation s’améliore », ajoute-t-il.

 Une femelle saumon pond en moyenne 1.600 oeufs par kilo de masse corporelle.

 Les saumons atlantiques mesurent en moyenne 40 cm de long, 20 cm de large et 25 cm de long. Quand les enfants les relâcheront dans la rivière, ils seront encore tout petits, mais capables de se nourrir par eux-mêmes. 
 
tm.JPG«Je croyais qu’il vivait dans l’eau salée»

Les élèves de 5e année ont retenu leur leçon autour du saumon. Très attentifs, ils ont posé de nombreuses questions aux animateurs, craignant notamment de mal faire et de ne pas permettre aux œufs d’éclore.

« J’aime beaucoup le projet « Saumons en classe » ! Moi, je croyais que le saumon vivait tout le temps dans l’eau salée. J’ai été étonné de voir que les œufs étaient si petits. J’ai appris à utiliser le thermomètre et à faire fonctionner les bulles.
 
Ça m’intéresse car c’est quelque chose que je ne connaissais pas, je ne l’avais jamais fait donc je trouve ça chouette », confie Théo Maton, 10 ans, de Nandrin.
 
Par Annick Govaers
 
 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel