Le saviez-vous? Vous pouvez interpeller les autorités concernant les effets indésirables d’un médicament

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Le saviez-vous ? Vous pouvez interpeller les autorités concernant les effets indésirables d’un médicament que vous avez consommé. En 2019, 505 Belges et 432 professionnels de la santé ont fait la démarche. Ce qui représente 937 notifications au total. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter : on était en effet à 640 (383 professionnels et 257 patients) en 2016 et 550 (527 professionnels et 23 patients) en 2012. Ces interpellations ont été effectuées par e-mail, via le webform, par courrier classique ou par téléphone auprès de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS).
Fatigue, nausées…
Le top 3 des substances actives mises en cause est composé de l’Interferon beta-1a, de l’Adalimumab et de Levonorgestrel.
Les 10 effets indésirables les plus ciblés par les patients sont : la fatigue, les nausées, les maux de tête, les vertiges, les diarrhées, les démangeaisons, l’inefficacité, les douleurs musculaires et les malaises. Ceux les plus ciblés par les prestataires de soins sont : les anomalies d’administration, les troubles du système nerveux, les problèmes gastro-intestinaux, les affections de la peau et du tissu sous-cutané, ainsi que les troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif.
Mais que fait l’AFMPS si vous lui notifiez un effet indésirable ? « Un groupe d’experts scientifiques de l’AFMPS analyse chaque notification d’effet indésirable et identifie ainsi de nouvelles informations sur les médicaments. Si nécessaire, l’AFMPS prend des mesures correctrices pour protéger la santé publique. De cette façon, les avantages d’un médicament restent supérieurs aux risques », explique Ann Eeckhout, la porte-parole. « Lorsque les risques liés à la prise d’un médicament sont plus importants que ses avantages, l’AFMPS peut temporairement suspendre l’autorisation de mise sur le marché de ce médicament en attendant les résultats de recherches supplémentaires. Une suspension temporaire peut mener à suppression définitive. S’il ressort de la notification qu’il semble y avoir un problème de qualité avec le médicament, l’AFMPS peut faire examiner la qualité du médicament concerné. Si l’examen démontre que la qualité n’est pas conforme, l’AFMPS peut retirer du marché les lots de médicament concernés ».
Le public est averti
La population est à chaque fois informée de ces décisions. « L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé communique concernant les problèmes importants de sécurité via un communiqué sur son site internet et/ou envoie une lettre aux professionnels de la santé concernés au sujet des mesures prises », conclut Ann Eeckhout.
Par Alison Verlaet

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