Attention des allergies à cause des aiguilles

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C’est une étude particulièrement étonnante que publie la revue médicale BMC. S

i tout le monde sait aujourd’hui que les réactions allergiques aux tatouages sont parmi les effets secondaires les plus courants, les scientifiques ont découvert de nouvelles substances à l’origine de ces réactions.


« Un peu moins de 10 % des tatoués ont fait face à une allergie suite à leur passage dans un salon de tatouages. On pensait jusqu’à présent qu’elles étaient dues uniquement au dépôt de pigments dans la couche cutanée.

Mais, une étude parue dans la prestigieuse revue scientifique BMC annonce que les aiguilles peuvent également avoir un impact dans ces réactions corporelles », nous confie Nicolas, un médecin généraliste. « Elles contiennent du chrome et du nickel qui pénètrent dans le corps. La dose transférée est encore plus importante si elles sont usées. C’est la première fois qu’on évoque ce danger ».


« On pensait que la contamination des pigments par le nickel des aiguilles était quasi inévitable. Un phénomène qu’on pensait responsable des allergies aux tatouages. Les résultats de notre étude indiquent clairement une entrée supplémentaire de nickel dans la peau et les ganglions lymphatiques provenant de l’usure des aiguilles de tatouage », précise la publication.

« Pour mieux comprendre le phénomène, l’impact de cette usure sur la formation d’allergies au tatouage et la sensibilisation systémique devra encore faire l’objet d’étude », affirme le Dr Schreiver, auteur de l’étude.


500.000 par an


Rappelons que le tatouage connaît un succès grandissant en Belgique depuis dix ans. Il a d’ailleurs fait son entrée dans le panier de la ménagère l’an dernier. Près de 1.300 tatoueurs œuvrent dans notre pays et leur nombre ne cesse d’augmenter au fur et à mesure des années.

Il y a dix ans, ils n’étaient que la moitié à exercer cette profession. Pour obtenir leur agrément du SPF Santé publique, ils ont dû suivre une formation de 20 heures.

Ces artistes produisent chaque année quelque 500.000 tatouages.


Toujours plus de « cover »


Qui dit succès du tatouage, dit aussi succès du détatouage et du recouvrement. « Beaucoup d’adultes regrettent le choix de leur dessin ou sont déçus du résultat.

Pour payer moins, ils font parfois appel à des tatoueurs amateurs qui n’ont absolument pas le coup de main.

C’est pourquoi, 2 clients sur 10 qui passent aujourd’hui la porte de mon salon viennent pour cacher d’anciennes œuvres corporelles.

On les recouvre avec un autre dessin.

Cela est possible dans 95 % des cas mais le dessin est plus grand que le précédent. On doit aussi parfois faire appel à l’usage de pigments colorés », nous confie Jo, tatoueuse.


Par Alison Verlaet

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