Les pompiers de la zone Hemeco vont être entendus le 3 février 2020

Lien permanent

Le front commun syndical CSC-SLFP de la zone de secours Hesbaye Meuse Condroz (Hemeco) a déposé une préavis d’action le 13 janvier dernier. En cause : la modification du régime horaire et des pauses qui pourraient passer de 24 heures à 12 heures. Ce mercredi, le collège de zone a entendu l’appel des hommes du feu et a proposé une rencontre le 3 février prochain afin d’exposer la position des sapeurs-pompiers.
Le 13 janvier dernier, les hommes du feu ont lancé un préavis d’action par le front commun syndical CSC-SLFP. Et pour cause...depuis plus d’un an, l’employeur veut modifier les pauses du personnel. Il veut lui imposer des prestations de 12 heures au lieu de 24 heures. Un nouveau régime de travail que les sapeurs-pompiers refusent. Et ils semblent avoir été entendus. « Le collège de zone, qui se compose de 5 bourgmestres de communes de la zone de secours Hemeco s’est réuni ce mercredi et a entendu l’appel des hommes du feu. Il a été proposé qu’une rencontre avec les représentants des travailleurs soit organisée le 3 février prochain afin que nous puissions exposer la position des sapeurs-pompiers », précise Thierry Gilson, secrétaire permanent CSC. « Il a été confirmé qu’aucune décision concernant les horaires des pompiers n’est officiellement arrêtée. Ils n’ont pas fermé le point à la discussion. Chacun va pouvoir exprimer son point de vue. Les hommes du feu ne comprennent pas pourquoi revenir aux 12 heures alors que tout le monde est satisfait de ses horaires ».
A la demande de la SLFP, ce régime des 24 heures est testé depuis trois ans. Pour être officialisé, il doit être inscrit dans le règlement du travail. C’est tout l’enjeu des discussions actuelles. « Après une pause de 24 heures, les hommes ont bien besoin des 72 heures pour récupérer. Quand ils ont eu des interventions difficiles, le côté psychologique joue énormément, ils ont besoin de faire le vide et de s’aérer. Il est tout de même important de signaler que la volonté de modifier ces horaires n’a aucun impact budgétaire ».
Cette rencontre se déroulera la veille d’une réunion du conseil de zone qui devra prendre officiellement positionpour ou contre le maintien des pauses de 24 heures, un système qui, rappelons-le, a été plébiscité par 87 % des travailleurs de la zone de secours.
En attendant, le préavis d’action déposé par le front commun CSC-SLFP est maintenu. « Aucun action ne sera menée jusqu’à la rencontre prévue le 3 février », conclut Thierry Gilson.

Par Amélie Dubois |

Source

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel