Une famille partie civile contre le Dr D. du CHRH

Lien permanent

En mai dernier, le CHR de Huy décidait d’interrompre sa collaboration avec le Dr D., un médecin liégeois de 62 ans qui travaillait depuis 2016 dans son service gériatrie.

La rupture était liée à un problème de confiance, a expliqué Me Mercier, conseil de l’hôpital : il y avait une procédure interne, au sein de l’établissement, pour gérer les sédations de fin de vie, qui permettent d’endormir le patient mourant pour diminuer les souffrances de l’agonie.

Il fallait notamment ne pas entamer de procédure de sédation le week-end, ce que le Dr D. estimait inapproprié étant donné qu’on ne choisit pas quand on agonise. Il avait entamé plusieurs sédations sur un même week-end, une collègue l’avait dénoncé c’est alors que la direction l’avait licencié.


Neuf inculpations


L’enquête se déroule dans la discrétion. Même si le taux de décès en gériatrie au CHR de Huy n’aurait pas présenté d’anomalies durant la période où le médecin liégeois officiait, les enquêteurs épluchent les dossiers des centaines de patients qui ont été soignés par le Dr D. Jusqu’à présent, il y a d’abord eu quatre inculpations juste avant l’été, puis cinq autres à la fin de l’année. Les neuf patients avaient entre 85 et 95 ans.


Jusque-là, malgré les auditions dont elles ont fait l’objet, les familles concernées n’ont pas déposé plainte. Mais la famille d’un dixième patient, une dame de 76 ans, a fait cette démarche tout récemment. « Les enfants de cette dame ont eu le sentiment qu’on leur forçait la main. »


Par LWs

 

Source

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel