On compte toujours plus d’absents suite à un burn-out et à une dépression

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Le taux d’absentéisme chez les fonctionnaires est de 6,58 %. Les absents souffrent essentiellement de troubles psychiques. Les syndicats appellent à agir car les cas de burn-out sont chaque année un peu plus nombreux au sein des équipes.
L’absentéisme chez les fonctionnaires est en hausse. En 2018, un fonctionnaire sur cinq (20,6 %) a notifié une absence pour maladie ou un accident privé. Le taux d’absentéisme chez les fonctionnaires fédéraux est passé de 6,15 % en 2017 à 6,58 % en 2018. L’augmentation du taux d’absentéisme est principalement due à l’augmentation de la durée d’absence, c’est ce qui ressort du rapport Medex, qui est en charge du contrôle de l’absentéisme des fonctionnaires fédéraux.
22 jours de maladie
162.864 périodes d’absence ont été recensées en 2018 (159.900 en 2017). Au total, cela représente 1.241.710 jours d’absence. Un chiffre aussi en augmentation puisqu’on était à 1.180.361 l’année précédente. En moyenne, un fonctionnaire remet 2 fois par an un certificat pour une durée de 7 jours.
38,2 % des absences étaient d’un jour, 55,7 % de 2 à 21 jours et 6,1 % de plus de 22 jours. « Les fonctionnaires absents en 2018 ont été malades, en moyenne, 22,8 jours. En 2017, ce chiffre était de 21,2 jours, soit inférieur d’environ un jour et demi. Si on tient également compte des fonctionnaires qui n’ont pas été absents pour cause de maladie, on arrive à une durée d’absence moyenne de 15,2 jours pour l’ensemble des fonctionnaires fédéraux. En 2018, le nombre des absences a surtout augmenté au niveau des absences d’une durée comprise entre 2 jours et 1 mois », souligne le Medex
 
 

Qui sont les fonctionnaires le plus souvent malades ? « La fréquence la plus élevée a été celle enregistrée chez les jeunes dans la vingtaine ou la trentaine. En 2018, ils ont été absents 2,3 fois. Il est à noter que 2018 a enregistré la plus importante proportion de fonctionnaires sexagénaires (41,4 % des 60-65 ans et 94,6 % des plus de 65 ans) n’ayant notifié aucune absence pour maladie », précise le rapport. « Les fonctionnaires de sexe féminin sont légèrement plus souvent absents (2,2 fois par an) que leurs collègues ».
« Il faut agir »
Mais, ce qui est particulièrement marquant dans ce rapport, ce sont les causes de ces absences ! Les syndicats nous interpellent aujourd’hui à ce sujet. « En 2018, les maladies psychiques continuent de gagner en importance en tant que principale cause médicale d’absentéisme chez les fonctionnaires fédéraux. Dès l’âge de 30 ans, au moins un fonctionnaire sur dix qui s’absente pour cause de maladie le fait pour une maladie psychique. Les fonctionnaires de sexe féminin sont plus touchés par ce type de maladie que leurs collègues masculins », précise le rapport. Avec 34,4 % des certificats, c’est la première cause de maladie. Arrivent ensuite les diagnostics locomoteurs (23,8 %), liés aux cancers (7 %), respiratoires (6,9 %) et neurologiques (5,5 %).
Le psychique (hors épisodes psychotiques, troubles de la personnalité, bipolarité, syndromes compulsifs et démence) recense 603.559 jours d’absence et une durée médiane de certificats de 14 jours. 241.734 d’entre eux concernaient de la dépression, 232.582 du burn-out et stress, 19.118 de l’anxiété et 11.718 de la décompensation psychique (étape préliminaire possible d’un épuisement professionnel imminent).
« Les services publics font aussi face à un manque de personnel et de moyens. Le SLFP estime qu’il est prioritaire de mener une politique concrète en matière de bien-être, tant pour lutter contre l’augmentation des absences pour cause de maladies psychiques liées au travail, que pour réintégrer (par une politique adaptée) les travailleurs absents de longue durée », nous précise un membre du syndicat.
par Alison verlaet
 

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