Abonnements oubliés : le Tec sans pitié et la SNCB plus souple

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Le portefeuille qui est resté sur la table de la cuisine, la carte Mobib oubliée dans l’autre veste… Chaque jour, de nombreux usagers des transports en commun oublient leur titre de transport à la maison.

Si ces personnes veulent prendre un bus du TEC, elles devront impérativement acheter un titre de transport valable. Car quand l’usager n’a pas de billet « de dépannage », le contrôleur du TEC se montrera sans pitié et infligera une amende de 10 €. Et à la deuxième infraction, le montant grimpe à 150 €.

Dans son dernier rapport, le médiateur de la Wallonie recommande la suppression des amendes infligées à ces personnes oublieuses. « Ne peut-on pas « tolérer » que, une fois ou deux fois, on ait oublié son abonnement et qu’il n’y ait pas de sanction en la matière », s’est interrogé publiquement le médiateur Marc Bertrand lors de son audition par la commission Mobilité du Parlement de Wallonie, précisant qu’une telle tolérance existe à la SNCB.

« Tolérance » sur le rail

Il est vrai que les usagers du train peuvent, eux, « oublier » leur abonnement. « Ce n’est pas de la tolérance », nuance Elisa Roux, porte-parole de la SNCB. « C’est un principe lié aux conditions générales. Soit l’usager achète le billet au « tarif de bord », soit l’usager reçoit un constat d’irrégularité de 75 €. Si la personne se rend dans les 14 jours à un guichet avec son abonnement valable, le billet est remboursé. Ou le constat d’irrégularité annulé. »

Notons que les abonnés les plus « tête en l’air » peuvent oublier, plusieurs fois d’ans l’année, leur carte-train à la maison. Au Parlement de Wallonie, le ministre de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo), n’a pas fermé la porte à un changement des règles.

« Je n’ai pas de problème à voir quelle tolérance est possible et quelle orientation « usagers » peut être prise en compte mais il faut tout de même se rendre compte qu’il y a une nécessité pour les TEC, à la fois que les usagers, même dans le cadre de la gratuité, viennent avec leur titre de transport, parce que sinon on a un problème à la fois de statistiques, mais aussi un problème de facilitation justement de la montée dans les bus », a-t-il expliqué.

« On peut avoir une certaine tolérance, mais il faut quand même que ce ne soit pas au détriment de l’ensemble du service et de l’ensemble des usagers. Il faut trouver le bon équilibre. J’en parlerai certainement avec eux. » Affaire à suivre !

par GUILLAUME BARKHUYSEN

 

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