Touring fête ses 125 ans a vu le jour le 22 février 1895, l’association a débuté avec une poignée de passionnés de…

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Le Touring club de Belgique a vu le jour le 22 février 1895.

Ses membres sont des adeptes du vélo qui plaident déjà pour une amélioration des routes, mais aussi pour la mise en place de bornes de secours et de panneaux de signalisation.

Ecologistes avant l’heure, ils veulent préserver les paysages et les monuments historiques. Quelques mois après la fondation de Touring, ils empêchent la création d’une usine près de la cascade de Coo qui aurait défiguré le site. Par la suite, Touring deviendra propriétaire de la fameuse cascade, rachètera le château de Franchimont, sauvera le Boyau de la mort à Dixmude et contribuera au financement de la restauration des ruines de l’abbaye d’Orval.

L’affaire du panneau


Le club de cyclistes gagne rapidement des adhérents et n’a pas peur des épreuves de force. En 1900, il en découd avec Bruxelles. La capitale a décidé d’interdire la circulation des vélos dans les rues en pente. Mais aucun panneau ne met en garde les usagers. Le bourgmestre part du principe que nul n’est censé ignorer la loi. Les propriétaires de vélos ne semblent pas au courant car les amendes pleuvent. Touring insiste pour installer des panneaux. Bruxelles refuse. Touring passe outre et en place un pour l’exemple au Treurenberg. Le panneau est démonté par la police qui dresse un p.-v. Touring récidive. L’affaire se terminera au tribunal avec la victoire finale de Touring qui s’offre par là un beau coup de pub.

Autre combat victorieux pour Touring: l’exonération des droits de douane sur les vélos. À nos yeux, le thème paraît anodin. Mais ces droits de douane transformaient le passage de la frontière par les cyclotouristes en cauchemar bureaucratique. Lorsque la guerre 14-18 éclate, le TCB compte 84.117 membres. Le cap des 100.000 est passé en 1920 et des 200.000 en 1925.


Au fil des années, les automobilistes ont rejoint les rangs des cyclistes. Touring les défend aussi avec succès lorsque les prix de l’essence flambent un 1920. Une négociation est menée avec les principaux fournisseurs qui débouche sur une ristourne accordée aux membres. Bien des années plus tard, Touring montera au front, en 1965, contre une enième augmentation de l’essence. Et en 1967, il s’assurera que la vignette autoroutière ne voie pas le jour.

Entre-temps, Touring Secours voit le jour en 1948 afin de dépanner les automobilistes en détresse. Les douze premiers patrouilleurs enfourchent leurs side-cars pour réparer les pannes, mais aussi apporter les premiers soins aux blessés. En hiver, ils se chargent aussi de sabler les routes. De plus, ils sont la première source d’information pour les prévisions de bulletins météo diffusés à la radio. Face au nombre grandissant des victimes de la route, Touring diffuse régulièrement à la radio des messages de prévention.

On le voit, l’association a souvent fait figure de précurseur.

2,8 millions d’usagers
Près de 125 ans après sa fondation, Touring représente désormais plus de 2,8 millions d’usagers de la route. Au fil des décennies, il a diversifié ses activités. «Les interventions à l’étranger vont de l’envoi d’un avion sanitaire pour rapatrier des blessés ou des malades, à celui de pièces détachées pour les véhicules, en passant par la mise en place d’un service de dépannage assuré par plus de 10.000 patrouilleurs en Europe», indique Lorenzo Stefani, porte-parole de l’organisme de mobilité. Il est loin le temps des débuts où le carnet de dépannage comportait des bons détachables et échangeables à l’étranger contre des services spécifiques.


«Depuis quelques années, les activités commerciales se sont également orientées vers les déplacements durables, et cela, sans perdre de vue la voiture. Touring a ainsi lancé l’application Easyway, un concept qui permet de commander, réserver et payer des services de mobilité», rappelle Lorenzo Stefani.

Touring commencera à fêter ses 125 au durant le Salon de l’Auto avec un stand reflétant son histoire. Le mois de juin sera le coup d’envoi de la célébration à proprement parler avec une expo à Autoworld.

PAR YANNICK HALLET

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