Votre loyer est-il dans la moyenne ?

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Voici le montant que paient les Wallons pour louer leur bien!

Votre loyer est-il dans la moyenne ?

En Wallonie, vous payez en moyenne 616 euros sur le marché locatif privé. Le Centre d’Études en Habitat durable vient de publier son premier observatoire des loyers.


La Wallonie dispose enfin de son observatoire des loyers !

Mis sur pied par le Centre d’Etudes en Habitat durable (CEHD), il donne un aperçu des loyers privés en vigueur sur le territoire wallon, hors charge. Verdict ?

En 2018, le loyer moyen était de 616 euros. Bien sûr, derrière cette moyenne se cachent des réalités très opposées. Alors que le loyer minimum observé sur l’échantillon de 4.112 logements est de 235 euros, le plus élevé est de 2.800 euros !


Le moins cher : Charleroi


L’observatoire offre aussi une vue plus précise des loyers moyens par arrondissement. C’est dans l’arrondissement de Charleroi que nous retrouvons la moyenne la plus faible (546,85 euros), suivi par celui de Mons (559,92 euros) et de Tournai-Mouscron (571,1 euros). À l’autre extrémité, les arrondissements de Namur (835,55 euros), Nivelles (811,24 euros) et Arlon (703,66 euros). Il est important de préciser qu’il s’agit ici de moyennes et que, comme à l’échelle régionale, de grands écarts peuvent être enregistrés au sein d’un seul et même arrondissement.


Superficie et nombre de chambres

L’emplacement du bien influence bien évidemment le loyer demandé. Un même bien sera probablement loué plus cher s’il se trouve dans le Brabant wallon que dans le Hainaut. Mais les caractéristiques propres au logement jouent également un rôle. Globalement, ce sont la superficie habitable et le nombre de chambres à coucher qui influencent le plus le niveau du loyer.

Au niveau de la superficie, le Wallon paie 8,17 euros du mètre carré sur le marché locatif du sud du pays. Avec, aux extrêmes, des loyers de 3,04 euros/m² et de 23,17 euros/m².

En ce qui concerne les chambres à coucher, l’étude du CEHD révèle que « chaque chambre supplémentaire augmente le loyer de manière très importante, d’une centaine d’euros ».


Les loyers demandés tiennent également compte du confort du logement. Vous payerez plus cher si le logement dispose d’une cuisine équipée, de plusieurs salles de bain ou WC (ce qui par ailleurs, peut aussi augmenter la superficie et donc le coût, NdlR), d’un jardin individuel, d’une terrasse…

À l’inverse, une mauvaise isolation acoustique, de l’humidité, des problèmes de vétusté, etc. font logiquement baisser le loyer.


Le CEHD observe aussi l’influence de la qualité énergétique des bâtiments sur les loyers. « Le marché locatif intègre progressivement les effets attendus du label PEB sur les niveaux de loyers », constate-t-il.

« On estime que les labels de bonne performance énergétique en raison du confort ou des économies d’énergie qu’ils apportent sont recherchés par les locataires et évoluent à la hausse. »

Un bien avec un label A, B ou C verra le niveau de son loyer augmenter alors qu’un autre, avec une faible performance énergétique (label G et E), le verra diminuer.


Davantage de maisons


En Wallonie, le marché locatif est majoritairement composé de maisons puisque les appartements et studios ne représentent « que » 46,8 % du parc locatif privé. On en retrouve davantage dans les grandes villes comme Liège (63 %), Namur (53,8 %), ou Verviers (49,3 %).

Mons (30,2 %) et Charleroi (43,9 %), à l’inverse, se retrouvent sous la moyenne. Qui dit maison, dit aussi superficie plus importante. Du moins, la plupart du temps. Le loyer en est inévitablement impacté.

Alors que le loyer moyen pour un appartement est de 560,55 euros, il est de 104,81 euros plus cher pour une maison.
Pour rappel, si en tant que futur locataire vous êtes un peu perdu face à cette multitude de prix, n’hésitez pas à vous rendre sur loyerswallonie.be pour découvrir le loyer indicatif du bien que vous envisagez de louer !

 

Par Sabrina Berhin

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