La tolérance zéro pour l’alcool au volant étudiée à la Chambre

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C’était l’une des mesures réclamée par les états généraux de la sécurité routière en 2015 : l’instauration d’une tolérance zéro en matière d’alcool. Quatre ans plus tard, elle n’est toujours pas en vigueur mais le dossier est de retour.


Malgré les campagnes Bob, l’alcool au volant continue à tuer. Lorsque le gouvernement Michel était encore de plein exercice, le ministre fédéral de la Mobilité avait bien tenté d’instaurer une tolérance zéro, mais il s’était heurté à l’opposition d’une partie de la majorité. Les élections de mai n’ont pas enterré le dossier.


Deux propositions de loi sont de retour à la Chambre. L’une limite la mesure aux seuls conducteurs novices. L’autre englobe tout le monde. Ce mardi, les députés de la commission Mobilité ont auditionné huit spécialistes pour se faire une religion. Étaient notamment conviés le directeur de la police fédérale de la route ainsi que des représentants des parents d’enfants victimes de la route, d’Horeca Vlaanderen et d’une association flamande de cyclistes. L’Institut Vias était aussi présent.


Les parents d’enfants victimes de la route, le gouverneur de la province d’Anvers et un professeur de la KULeuven ont plaidé pour une tolérance zéro pour tous. De son côté, Vias est partisan de ne viser que les jeunes conducteurs. « Les effets de l’alcool se font plus sentir sur eux. Leurs compétences, déjà moindres en ce qui concerne la perception des risques et les bonnes réactions en cas d’urgence, sont dégradées en priorité par l’alcool. Ce n’est pas un hasard si 24 pays européens interdisent déjà l’alcool aux conducteurs novices », détaille Benoît Godart, porte-parole.


L’Institut est, par contre, moins favorable à l’élargissement de la règle à tous . « Une fois qu’une personne est contrôlée positive, la procédure de verbalisation dure 50 minutes. Pendant ce temps-là, on ne contrôle plus. La police risque donc d’attraper beaucoup de petits poissons et de laisser filer les gros, bien plus dangereux. »
Par contre, l’Institut ne trouve rien à redire si la capacité policière reste effective malgré une hausse des verbalisations. « Avec la technologie actuelle, on devrait pouvoir ramener le temps de verbalisation à 15 minutes », estime Benoît Godart. Une autre question divise. Groen semble favorable à exclure les cyclistes de la tolérance zéro. Une ineptie, juge Vias.


L’absence de gouvernement effectif ne sera pas un frein à l’instauration de la loi si elle était adoptée. Des modifications du code de la route ont déjà été apportées malgré les affaires courantes.
Par Yannick Hallet

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Commentaires

  • Ne poussons pas le bouchon :-)

    Ce ne sont pas les personnes qui ont bu 2-3 verres de vin qui sont en cause dans la majorité des cas (si c'est le cas ils auraient fait la même chose non alcoolisés...Ce sont des nuls de la route point barre) mais ceux qui en ingurgitent 5-6-7 ou plus...

    Le zéro aurait pour effet immédiat la disparition de très nombreux volontaires Bob. Donc là c'est la grande roulette russe. Qui prendra le volant? Celui qui est à 2-3 ou celui qui est à 6-7... Ben celui qui a les clés. Au point où on en est, toi ou moi..

  • Le plus grand problème dans notre société, c'est de croire que pour s'amuser lors d'une soirée, il faut absolument boire de l'alcool. Souvent, celui qui ne boit pas un verre d'alcool est considéré comme un extraterrestre ou a une triste vie. Le problème est également que la personnes qui pense avoir bu 2 ou 3 verres a en réalité consommé 6 ou 7. La drogue et l'alcool au volant doit être au niveau de la tolérance zéro.

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