Dès le premier semestre de l’année 2020, une vaste campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus débutera dans toute la Wallonie.

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Bonne nouvelle pour les Wallonnes ! Dès le premier semestre de l’année 2020, une vaste campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus débutera dans toute la Wallonie.


Ce projet inédit durera trois ans, et sera porté par un consortium réunissant le CHU de Liège, le CHR de Namur et le Grand hôpital de Charleroi. Il ciblera principalement les femmes les plus touchées par cette maladie, c’est-à-dire celles âgées de 25 à 64 ans.

La campagne sera notamment attentive à couvrir l’ensemble du territoire wallon, et mettra en avant une communication accrue envers les populations les plus vulnérables, celles qui se dépistent le moins.


L’objectif du projet est clair : diminuer d’ici 2025 le nombre de décès liés au cancer du col de l’utérus.

Ceux-ci restent malheureusement encore aujourd’hui, trop nombreux.

« En Belgique, 640 femmes ont appris en 2018 qu’elles étaient atteintes d’un cancer du col utérin, et 235 femmes sont décédées de la maladie. Il était donc nécessaire d’avancer sur un véritable programme structuré pour la Wallonie », souligne la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale.


Ces chiffres s’expliquent parfois par un manque d’information : « Il faut améliorer le taux de dépistage. Cela passe aussi par une meilleure information. Beaucoup ne savent pas comment on contracte ce cancer. Par exemple, on ignore qu’on peut le développer via des maladies sexuellement transmissibles.

Il faut donc améliorer le taux de dépistage de la population wallonne, promouvoir davantage la prise en charge des frottis non négatifs et assurer la continuité des soins pour les femmes atteintes par cette maladie ».


Une action massive et ciblée


Pour y parvenir, cette campagne agira à la fois de façon massive et ciblée. « Dans le second semestre de 2020, un courrier informatif et personnel sera envoyé à toutes les Wallonnes âgées entre 25 et 64 ans.

L’objectif est de leur fournir les informations nécessaires, comme par exemple, les endroits où elles pourront se faire dépister gratuitement. La campagne s’articulera avec les programmes de vaccination ainsi que l’utilisation d’outils et de registres existant. »


Le 1er semestre 2020 sera dédié à la phase préparatoire du projet. Ce programme pilote bénéficiera d’un budget total d’1,5 million d’euros  : « S’il fonctionne, il sera renouvelé », conclut la ministre.


Par Stefano Barattini

 

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