Région liégeoise: de 1.500 à 2.000 tonnes de sapins collectés

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C’est officiel, la période des fêtes est déjà bien loin derrière nous, y compris l’Épiphanie, malgré la bonne odeur de galettes des rois qui plane encore dans l’air… Contexte oblige, le démantèlement du sapin de Noël s’est retrouvé au programme de nombreux foyers ce week-end car, oui, les ramassages ont débuté ce lundi.

Et, en gros, comment ça se passe, en fait ? Et puis, il devient quoi, ce conifère qui a garni nos maisons ? Explications.


C’est ce lundi qu’ont débuté bon nombre de tournées de ramassages de sapins de Noël, déjà. Débuté, car elles se poursuivront encore tout au long de la semaine, selon votre commune, votre village ou quartier et le modes de collecte choisi par votre administration communale.

« Certaines communes nous mandatent en effet pour collecter les sapins de leurs citoyens, en plus des collectes habituelles de déchets au porte-à-porte », introduit Jean-Jacques De Paoli, chargé de communication d’Intradel, l’intercommunale gestionnaire du traitement des déchets pour 72 communes de la province de Liège.

« D’autres, par contre, font appel à une société privée ou gèrent cette organisation par elles-mêmes, via leur service travaux ou propreté », poursuit-il. Comme pour la Ville de Liège où 50 tonnes de sapins ont été ramassées l’an dernier.


« La règle de départ reste la même : les sapins doivent être déposés sur le trottoir et démunis de toutes décorations et guirlandes, ainsi que d’un pied ou d’un pot, sous peine de ne pas être repris. » Une fois la date passée, c’est à chaque propriétaire, par contre, de se rendre dans son recypark pour y déposer son sapin. Pas d’autres choix.


Autre point commun ensuite : chaque sapin ramassé dans la province, quel que soit son mode de collecte, est emmené au Biocentre d’Intradel, à Grâce-Hollogne. C’est là qui sont traités tous les déchets verts et les plastiques agricoles. « Ces sapins sont mélangés aux autres déchets. Sont traitées au Biocentre de 70 à 75.000 tonnes chaque année, dont 2 à 3 % de ce flux global, soit entre 1.400 à 2.000 tonnes, sont des sapins de Noël. »


Trois destinations


Quant à connaître leur avenir, ce dernier se divise en trois, selon les capacités à écouler. Ces déchets sont principalement transformés en amendement agricole, une sorte de compost utilisé par les agriculteurs, qui se fournissent directement sur place, et l’utilisent dans leurs champs de la région liégeoise.


Son prix, pour les particuliers, s’élève à 25 € TVAC pour 10x100 litres en vrac, ou 10 sacs de 20 litres. Pour les communes et agriculteurs, la tonne coûte 1 € HTVA.


Une autre petite partie de ces déchets est transformée en matériau pour chaudière à biomasse, « principalement pour certaines administrations communales équipées de la sorte ou une maison de Horion-Hozémont par exemple ».


« Mais nous avons aussi un autre projet. Celui de broyer les déchets pour devenir du mulch de BRF (Bois Raméal Fragmenté, NDLR). C’est, en gros, des copeaux de bois utilisés davantage pour les jardins privés ou les plantations communales par exemple. Cela évite aux mauvaises herbes de pousser et cela garde bien l’humidité dans la terre », détaille Jean-Jacques de Paoli.


« Nous attendons l’agrément de la Région wallonne pour le développer mais nous l’utilisons déjà dans notre jardin ressources. »


Comme quoi, in fine, on retrouve des poussières de notre sapin de fêtes dans notre environnement liégeois, sans même s’en rendre compte.

Par ED

 

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