Signaler un contrôle n’est pas un acte solidaire

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« Nous sommes à peine arrivés sur place que déjà notre présence est annoncée sur les réseaux sociaux », déplore Daniel de Nève.

« Ce n’est pas être solidaire avec les autres usagers que de signaler les contrôles alcool.

En agissant ainsi, on laisse sur la route des gens qui ne sont plus en état de conduire », prévient Olivier Quisquater de la police fédérale.


Au-delà de cela, les contrôles Bob servent de porte d’entrée permettant de constater d’autres infractions, et pas seulement de roulage.

« La France mène d’ailleurs une campagne à ce sujet.

On y voit un conducteur changer de route alors qu’il transporte dans son coffre la victime d’un enlèvement.

Sans aller jusque là, les contrôles Bob mettent en évidence des documents qui ne sont pas en règle, des défauts d’assurance ou de contrôle technique.

Parfois, on tombe sur des personnes qui sont recherchées ou des ports d’armes prohibés », détaille Olivier Quisquater.

Lors des contrôles de nuit, il arrive que des cambrioleurs tombent dans la nasse, repérés par le butin transporté et les outils de travail.


Ok pour les radars


« Il est temps d’en finir avec ces signalements », juge le policier fédéral.

Par contre, il n’est pas opposé à ce qu’ils persistent pour les contrôles de vitesse : « Nous en signalons d’ailleurs nous-même.

Le but n’est pas de faire du chiffre avec les contraventions, mais de diminuer la vitesse à certains endroits.

De toute manière, l’avenir est aux radars-tronçon qui calculent la vitesse moyenne sur un trajet.

Et là, il faut adapter la vitesse tout le long. Les signalements ne serviront à rien ».


Par Y.H.

 

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