De nouvelles infrastructures subsidiées mais le moratoire sur le synthétique prolongé

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Le ministre Jean-Luc Crucke a octroyé 5 millions d’euros de subsides pour la création ou la rénovation d’infrastructures sportives en Wallonie. Il entend soutenir davantage les projets permettant des économies d’énergie mais aussi un accès le plus large possible.

 

Bonne nouvelle pour les sportifs wallons !

Le ministre des Infrastructures sportives, Jean-Luc Crucke (MR), vient d’attribuer de nouveaux subsides à hauteur de 5,1 millions d’euros.

Parmi les projets subsidiés, relevons notamment la rénovation énergétique de la piscine olympique à Seraing (680.540 euros), la construction d’une salle récréative et sportive à Mons (1.035.660 euros), ou encore l’extension et la rénovation du complexe sportif de Libin (446.380 euros).


Pour guider son choix, le ministre s’est basé sur plusieurs critères : les objectifs de développement de la commune, le caractère urgent du projet pour des raisons de sécurité et de salubrité, le caractère structurant du projet qui doit bénéficier au public le plus large possible, l’accessibilité des infrastructures et enfin les économies d’énergie.


Ces deux derniers critères ne faisaient pas partie des critères prioritaires par le passé. « Trop d’infrastructures dépensent de l’argent à cause de pertes énergétiques », souligne le ministre.

« Or l’argent du sport doit être consacré au sport lui-même ! »

Priorité donc au sport, mais au sport accessible à tous.

« Construire une infrastructure au plein milieu des champs n’a aucun sens. Il faut penser à l’accessibilité et notamment à l’accessibilité en transport en commun. »

Jean-Luc Crucke a d’ailleurs l’intention de couler dans un décret les priorités qui doivent guider la sélection des projets à subsidier.

« Le débat doit être lancé l’an prochain au parlement wallon pour identifier les priorités qu’il est intéressant de fixer. »


Dans cette nouvelle sélection de projets, aucun subside n’a été accordé pour des terrains synthétiques composés de billes de caoutchouc (SBR).


Des observations rassurantes


Lors de la précédente mandature, aucun moratoire n’avait été décidé au niveau wallon. Le ministre Jean-Luc Crucke a, lui, décidé d’en imposer un.

« Si nous avons des études rassurantes sur le plan de la santé, nous attendons toujours des résultats au niveau de l’impact sur l’environnement. »


Du côté du cabinet de la ministre de l’Environnement, Céline Tellier, on confirme que l’étude est en cours.

« Les observations faites jusqu’à présent sont relativement rassurantes : les seuls impacts environnementaux visibles semblent se limiter dans de rares cas à la présence de zinc et de nickel en quantités relativement faibles », a indiqué la ministre au parlement wallon.

« Une deuxième phase consistera à faire le monitoring des terrains identifiés lors de la phase 1. Tant que ce processus ne sera pas achevé, l’administration recommande de maintenir le moratoire. »


Le ministre confirme aussi ne pas avoir eu de demandes de subsides pour des terrains synthétiques en SBR. Mais ceux-ci auraient de toute façon été refusés. Suite à la polémique, une septantaine de clubs a d’ailleurs sollicité un subside pour analyser leur terrain en SBR et s’assurer de leur conformité.


Par Sa.B.

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