L’UCM montre que la Saint-Nicolas a perdu de son ampleur (-15%) face à la Noël (+11%)

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Père Noël tacle de plus en plus saint Nicolas

 

Il n’y a pas d’âge pour recevoir un cadeau de Saint-Nicolas. Plus d’un Wallon sur deux, âgé de 25 ans, reçoit toujours un cadeau le 6 décembre. C’est l’un des résultats frappants d’un grand sondage réalisé par l’Union des Classes Moyennes, précisément par Camille, la Caisse d’allocations familiales de l’UCM, auprès de 10.700 familles wallonnes. Autre résultat interpellant : 40 % des parents ont déjà offert des cadeaux de seconde main à leurs enfants.


La Saint-Nicolas en perte de vitesse... 60 % des Wallons célèbrent les deux fêtes, mais lorsque que les familles n’en fêtent qu’une seule, c’est Noël qui prime. « Si on compare les fêtes célébrées actuellement aux habitudes des parents quand ils étaient petits, on s’aperçoit qu’en une génération, la Saint-Nicolas a perdu de son ampleur (-15 %) au profit de Noël (+11 %) », explique Camille. La Province de Luxembourg est celle où la Saint-Nicolas est la plus ancrée alors que Noël est célébré par les habitants du Brabant wallon principalement. Mais malgré ces différences régionales, la plupart des familles célèbrent les deux fêtes.


La Saint-Nicolas au-delà de 25 ans pour un Wallon sur cinq. 10 % des familles arrêtent de gâter leurs enfants à Saint-Nicolas dès l’âge de 12 ans. À la Noël, seulement 2 % arrêtent à cet âge-là. La limite d’âge est mise à 18 ans pour 19 % des familles qui fêtent la Saint-Nicolas et 8 % qui fêtent la Noël. Plus heureux les 22 % de jeunes Wallons, âgés de plus de 25 ans, qui continuent de recevoir des cadeaux le 6 décembre. Ils sont trois fois plus nombreux, au-delà des 25 ans, à en recevoir à la Noël. Il n’y a pas d’âge pour gâter ses proches…


De manière générale, le budget par cadeau est plus élevé pour la Noël que pour la Saint-Nicolas. 32 % des familles offrent un cadeau d’une valeur supérieure à 70 € pour la Noël contre 23 % pour la Saint-Nicolas. « Le budget par cadeau est cependant plus petit lorsque les familles célèbrent les deux fêtes », précise Camille. À noter que 73 % des familles offrent des cadeaux à d’autres enfants que les leurs. « Paradoxalement, bien que Noël soit une fête familiale, c’est celle où les familles offrent le moins de cadeaux à d’autres enfants que les leurs (…)

Globalement, le nombre d’enfants gâtés reste sensiblement identique avec une moyenne de 3,3 enfants gâtés par fête. Il s’agit généralement d’enfants de la famille : neveux, nièces, filleull(e)s…


Quatre Wallon(ne)s sur dix ont déjà offert des cadeaux de seconde main à leurs enfants. Plus d’une famille sur deux (51 %) a déjà offert des jouets de seconde main à la Saint-Nicolas contre seulement 39 % à la Noël. La raison ? « Le prix reste, sans surprise, le levier le plus impactant pour motiver ce choix », poursuit Camille. « Plus il y d’enfants dans la famille, plus les achats de cadeaux de seconde main sont fréquents. C’est le principal moteur des familles aux revenus plus modestes. Dans les familles ayant des revenus plus élevés, favoriser une consommation responsable est la cause la plus citée dans un achat de seconde main.


50 % des parents profitent de ces fêtes pour faire des dons à des œuvres caritatives. Ils sont surtout sensibilisés aux problèmes dont souffrent les enfants (63 %), ainsi qu’à la pauvreté (63 % également). Le handicap (32 %) et la cause animale (30 %) arrivent loin derrière. « Peu importe la composition familiale, le revenu ou la région où habitent les familles, les causes soutenues sont les mêmes », conclut Camille. « Il faut également noter que les familles soutiennent en moyenne 2,3 causes. »


Parmi les répondants, Camille annonce 55 % d’employés, 20 % d’indépendants ou encore 8 % de sans-emploi (17 % d’autres statuts). 37 % des répondants sont hennuyers, 29 % liégeois, 17 % namurois, 11 % habitent en Brabant wallon et 6 % en Province de Luxembourg. Le revenu annuel brut des familles interviewées ne dépasse pas 31.000 € dans 65 % des cas, 50.000 € dans 25 % des cas et ne dépasse les 50.000 € que dans 10 % des cas.

Par Didier Swysen

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