«Coin fiscal»: il ne fait pas bon être célibataire chez nous

Lien permanent

La pression fiscale sur le travail n’a jamais été aussi basse depuis près de 20 ans en Belgique. Ce sont les statistiques de l’OCDE (Organisation de Coopération et Développement économiques, NdlR) qui l’indiquent… Mais cela ne l’empêche pas de rester l’une des plus élevées des pays de l’OCDE et même la plus élevée chez les travailleurs célibataires.


L’OCDE calcule des « coins fiscaux » qui additionnent l’impôt sur le revenu des personnes physiques, les cotisations de sécurité sociale à la charge des salariés et des employeurs, somme diminuée des prestations en espèces, en proportion des coûts de main-d’œuvre pour l’employeur.


La Belgique en tête


En 2018, la moyenne de l’OCDE affiche ainsi 36,1 %. Le taux belge s’affiche à 52,7 %. C’est le niveau le plus bas depuis l’an 2000 (57,1 %) ! Mais il mène toujours la danse parmi les 35 pays de l’OCDE. À titre de comparaison, l’Allemagne affiche 49,5 %, la France 47,6 %, la Suède 43,1 %, l’Espagne 39,1 %, la Hollande 37,7 %…


À propos de « coin fiscal », l’organisme international le calcule également pour un célibataire et un couple marié avec deux enfants et un seul revenu. Dans ce dernier cas, le taux belge affiche 37,3 % de pression fiscale. Si la moyenne des pays de l’OCDE est de 26,6 %, la Belgique n’est ici que septième (la France mène le bal).


Par contre, il fait moins bon être célibataire en Belgique : un travailleur célibataire belge garde en effet en poche, en moyenne, 60,2 % de son salaire brut. Ce taux monte à 79,7 % dans le cas d’un couple marié (un revenu, deux enfants). Précisons que l’OCDE inclut dans le revenu le montant des allocations familiales…


Par D.SW.

 

Source

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel