Un quart des jeunes craint de connaître de longues périodes de chômage

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Quatre jeunes sur 10 affirment qu’actuellement, sans l’aide financière de leurs parents, ils ne s’en sortiraient pas
La Grande Enquête Solidaris nous apprend aussi qu’un jeune sur deux affirme qu’on n’existe pas pour la société si on n’a pas de travail.
Elle montre précisément que 51,5% des 18-30 le pensent. Un chiffre stable puisqu’il était de 54,8% lors du précédent sondage de 2014.
«On nous le fait comprendre dès notre plus jeune âge.
On nous répète sans cesse qu’il faut un bon emploi si tu veux être quelqu’un… mais aussi si tu veux survivre dans la société actuelle. Il a une vraie pression sociale à ce niveau», nous confie Lara, 21 ans.
«Être jeune et être au chômage le temps de trouver un travail est vu comme un échec par la société.
On nous fait ressentir qu’on est inutile, c’est très dur à vivre ». 12,7% s’opposent au ressenti de Lara et de la grande majorité.
 
Une grande crainte

Ce phénomène explique peut-être pourquoi tant de jeunes vivent avec la crainte de connaître le chômage.
Ils sont, en effet, 27,8% des 18-30 ans à avoir très peur de subir de longues périodes de chômage.
«Il y a toutefois une diminution dans le pourcentage des jeunes qui sont d’accord avec cette affirmation, ce qui peut dire que la confiance qu’ils ont en leurs compétences et leurs aspirations professionnelles ont augmenté en cinq ans.
 
En Wallonie et à Bruxelles, le pourcentage affirmant craindre le chômage a baissé de 10 points», affirme la responsable des Études chez Solidaris, Delphine Ancel.
 
«On notera aussi que l’amélioration sur le marché de l’emploi impacte ce sentiment car les chômeurs (42%, moins 21 points en cinq ans) et les travailleurs (35%, moins 15 points cinq ans) sont ceux qui tirent l’évolution».

39,8% des interrogés n’avaient pas d’avis sur la question et 32,5% n’avaient pas cette crainte.
 
PAR ALISON VERLAET
 

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