L’ASBL la Traille aide des dames en difficultés sociales

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Des femmes en difficulté sociales ou financières se retrouvent en général démunies et ne savent pas, le moment venu comment s’en sortir. Heureusement, des centres d’hébergement existent et leur ouvrent leurs portes. C’est le cas de la Traille à Engis, une association qui existe depuis 1982 sous l’impulsion de Lucien Dardenne, le père des deux cinéastes et sous la direction de Chantal Gustin depuis 37 ans.
Cela fait 37 ans que les travailleurs de l’ASBL Traille à Engis tentent chaque jour, de reconstruire le quotidien des femmes avec une situation, pour chacune différente mais extrêmement difficile à gérer. L’association aide les plus démunis ou les personnes en situation de détresse. La maison d’accueil héberge 12 dames en permanence. « Nous avons 12 chambres avec la possibilité d’accueillir 32 personnes. Donc les dames peuvent venir avec leurs enfants. Elles ont une intimité avec des chambres individuelles », nous explique Noelle Mossay, la coordinatrice du centre dont l’objectif principal est d’établir une stabilité et l’intégration dans la société. « La Traille accueille les dames qui ont vécu différentes péripéties dans la vie, ce n’est pas seulement l’accueil des femmes battues ni toutes des dames désœuvrées. Il faut sortir du cliché ! Certaines vivent parfois des mauvaises passes et durant neuf mois, l’équipe tente de les aider. Elles reprennent une vie normale. Celles qui travaillent gardent leur emploi durant leur séjour. C’est une priorité pour l’équipe ! Les enfants sont soumis aux obligations scolaires », ajoute Noelle Mossay qui précise que la durée d’hébergement n’est pas illimitée. « Elles peuvent rester neuf mois maximum au sein du centre avec possibilité de prolongation dans certains cas. Lorsque la dame arrive, dans les jours qui suivent, un plan d’accompagnement individuel est établi avec elle. Au terme de son séjour, pour celles qui le souhaitent, elles vont dans un logement social ou privé. Ce qui n’est pas toujours évident car au moment de partir, elles craignent la solitude », souligne la coordinatrice qui indique que la vie en collectivité n’est pas toujours évidente. « Il y a un échange de cultures ; les femmes viennent de tout horizon et vivent ensemble dans les communs (salle à manger, cuisine…). Mais il arrive malgré les points positifs du vivre-ensemble, qu’il y ait des disputes liées à la vie en communauté », indique Noelle Mossay qui n’est pas seule pour reconstruire les dames en difficultés.
Une quinzaine de travailleurs sociaux dans l’équipe
Une équipe pluridisciplinaire d’une quinzaine de travailleurs sociaux est présente jour et nuit. Patricia est éducatrice spécialisée à la Traille depuis 18 ans. Un boulot riche et diversifié dont elle ne se lasse pas. « Tous les matins, nous avons une réunion avec les dames où l’on discute sur les tâches à effectuer pendant la journée. Si elles ont besoin d’exprimer certaines choses, nous sommes également là pour en parler afin qu’elles se sentent apaisées et rassurées et qu’elles sachent qu’on est disponibles 24 heures sur 24 », nous confie Patricia qui insiste sur la sécurité des lieux. « Les dames qui vivent ici sont parfois recherchées par leur ancien conjoint ou d’autres personnes, c’est pourquoi le lieu est hautement sécurisé avec des caméras. Nous travaillons avec les services de police les plus proches en cas de problème. Mais nous insistons sur la discrétion du lieu. Elles ne peuvent pas dire où elles se trouvent, ni poster des photos sur les réseaux sociaux », ajoute-t-elle.
Ouvert au début des années 90, ce lieu d’accueil manque de places. « Nous sommes sans arrêt complet. Nous devons malheureusement inscrire les centaines de demandes sur liste d’attente », conclut Noelle Mossay.


Par Amélie Dubois

 

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