Violent, un Nandrinois envoie l’enfant de son ex à l’hôpital

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Un homme de 27 ans comparaissait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Huy pour plusieurs faits de coups et blessures. Le Nandrinois s’en est pris aux membres de son entourage durant trois ans, envoyant même le fils de son ex, un enfant de 8 ans, à l’hôpital. Poursuivi pour 12 faits, il risque 30 mois de prison.


Un Nandrinois comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Huy pour 12 faits de coups et blessures et de harcèlements à Nandrin, Seraing et Esneux entre mars 2016 et mars 2019. Âgé de 27 ans, Cédric a notamment harcelé au téléphone une ex-compagne originaire de Seraing de mars 2016 à janvier 2017 : « J’étais virulent car il y avait une perte de contrôle de ma part et une rancœur fort présente. »


Le problème est que ce genre de sentiment se traduit généralement par des coups portés sur les proches du prévenu. Plusieurs l’ont été sur sa maman à différentes périodes :


« Notre relation était conflictuelle. J’ai perdu mon papa très jeune et ma maman buvait beaucoup tout en prenant des médicaments. C’était je t’aime, moi non plus », a expliqué Cédric.

 

Des coups portés sur d’autres membres de son entourage, comme au mois de janvier dernier. Le prévenu avait mis son ex-compagne dehors en la traînant de force, la poussant à porter plainte. Une plainte mal perçue par Cédric : « Je suis inquiété par le police. Je vais te trouver et te buter. Tu m’as mis dans la m**** ».


Un pistolet d’alarme avait également été envoyé par message et l’homme s’en était pris à l’enfant de son ex-compagne, l’envoyant à l’hôpital.


Il risque 30 mois de prison


La substitute du procureur du Roi s’est montrée confuse par le comportement du prévenu : « C’est difficile de comprendre la différence entre l’homme que nous avons devant nous aujourd’hui et celui qui est impliqué dans ces nombreux faits d’une telle violence sur 6 victimes différentes ».


Émue, elle a rappelé que le prévenu avait déjà été condamné pour coups et blessures par le passé et qu’il avait déjà eu droit à toutes les peines imaginables : peine de travail, suspension du prononcé, sursis et mandat d’arrêt. Une situation complexe : « Que pouvons-nous faire ? Je représente le ministère public et je ne vois que la prison comme solution, sinon il y aura un mort. Elle a requis une peine de 30 mois d’emprisonnement.


Le conseil de Cédric, Me Carlozzi, s’est aussi montré dur envers son client : « Lorsque l’on voit les images des séquelles de l’enfant, c’est inacceptable. Après m’être longuement entretenu avec mon client, il en a pris conscience ».


Néanmoins, l’avocat s’est dit interpellé par le comportement de l’ex-compagne de Cédric, revenue volontairement près de lui après les faits évoqués lors de l’audience : « Elle explique que c’était pour éviter que d’autres personnes subissent le même sort qu’elle, mais cela s’apparente à un comportement malsain et toxique ».

Il a terminé en indiquant que le prévenu a toujours travaillé en tant que carreleur et s’impliquait énormément dans le club de football de Fraiture, entrainant une équipe de jeune. Il a plaidé en faveur d’une probation autonome « garantissant la possibilité pour le tribunal de prononcer une peine en cas de non-respect des conditions ».


Il a demandé subsidiairement une peine de travail ou une surveillance électronique. Jugement le 8 janvier prochain.


Il s’est acharné sur un petit de 8 ans


Une scène particulièrement violente est présente dans le dossier. Le 16 juillet 2018, Cédric s’en prend au fils de sa compagne de l’époque après une altercation du petit avec le fils du prévenu. L’homme perd le contrôle et frappe à plusieurs reprises sur le petit de 8 ans.

Malgré la tentative de la maman de protéger son fils, le prévenu s’acharne sur l’enfant et l’envoie à l’hôpital. Avec pour conséquence, des hématomes sur l’entièreté du corps et le visage. De plus, le petit n’était plus en mesure de marcher et boitait lorsque la police est arrivée à la Clinique de l’Espérance à Montegnée.

Des coups minimisés par Cédric lors de son audition mais reconnu devant le tribunal correctionnel de Huy.


L’avocat des parties civiles, les parents du petit molesté, a demandé » 2500 € ex æquo et bono pour les dommages subis par le petit ainsi que les frais médicaux. Me Corman a également demandé 500 € pour chaque parent concernant le traumatisme de voir leur enfant maltraité de la sorte et 500 € en qualité de représentant du petit dans un autre dossier de violence.

Par Maxime Gilles

 

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