Du retard pour le Centre Intégré d’Oncologie du CHU

Lien permanent

Avec une ouverture prévue au départ en janvier 2018, c’est finalement avec trois années de retard que devrait ouvrir le futur CIO, le Centre Intégré d’Oncologie, du CHU du Sart Tilman. Ce chantier de 120 millions a cumulé plusieurs problèmes, inhérents à ce type de constructions compliquées.
Le Centre Intégré d’Oncologie sera le nec plus ultra en matière de lutte contre le cancer. On y trouvera toutes les spécialités et tous les appareils médicaux les plus en pointe pour lutter contre ce véritable fléau.
C’est dire s’il est fortement attendu, non seulement par les patients, mais aussi par la communauté médicale du CHU.


Mais voilà, alors que le chantier a démarré en mai 2014, et que l’ouverture était prévue pour janvier 2018, force est de constater que l’énorme vaisseau construit sur la gauche de l’entrée de l’hôpital est toujours vide de toute occupation.


Du coup, les gens se posent des questions et les rumeurs vont bon train. Et notamment celle d’une stabilité fragile du bâtiment qui remet en cause son existence. Rien de moins.
« Non, pas du tout, tient à rassurer Julien Compère, l’administrateur-délégué du CHU. S’il est vrai que le bâtiment a connu des fissures sur des dalles des niveaux +1 et +2, c’était en 2017, tout est depuis rentré dans l’ordre. » Et il ajoute que le CHU a également mandaté un bureau de contrôle et un expert indépendant pour s’assurer que tout était désormais en ordre et tous deux l’ont certifié. « Ce fut une première cause de retard, reprend-il, mais elle est aujourd’hui derrière nous. L’autre, ce sont les recours introduits par des sociétés qui n’ont pas obtenu certains marchés. »


Recours au Conseil d’État


On se souvient en effet de l’entreprise de chauffage et de ventilation Close d’Aywaille qui s’était plainte au Conseil d’État d’avoir été évincée au profit d’une société espagnole. Elle n’a pas eu gain de cause, mais cela a retardé de plusieurs mois cette partie du chantier.


« Et puis, il y a aussi tous les retards inhérents à la haute technicité de cet investissement. On aura là de la radiothérapie, un cyclotron, la thérapie cellulaire et génique, etc. Cela nécessite bien souvent du matériel médical lourd qui doit bénéficier de bâtiments adaptés et tout doit se dérouler sans encombres. »


Le gros-oeuvre étant terminé, on en est aujourd’hui au parachèvement des étages. « Celui-ci devrait se clôturer en avril-mai prochain, reprend Julien Compère. Puis viendra le déménagement du matériel et des équipes qui prendra au moins six mois, vu qu’il faut assurer la continuité de l’activité médicale. » Vu le nombre de paramètres à tenir compte, décision a été prise d’ouvrir tout en même temps, et non étage par étage. « Et s’il n’y a pas d’autres recours ni surprises, cela devrait être fin 2020, début 2021. »


Impact financier


Ces trois années de retard auront aussi immanquablement un impact financier sur les 120 millions de budget prévu, ne fût-ce que parce qu’un euro en 2012 n’a plus la même valeur en 2020. « On est en train d’analyser ce surcoût mais il est clair que le projet ira jusqu’à son terme, quoi qu’il arrive, rassure le patron du CHU.
Car il est trop important pour la santé de tous les habitants de notre région. »
Par Luc Gochel

Source

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel