Visiblement, on n’a pas fini de parler du dossier photovoltaïque

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Photovoltaïque : l’imbroglio politique

Visiblement, on n’a pas fini de parler du dossier photovoltaïque. Comme l’annoncent nos confrères du Soir, c’est le  foutoir ! En cause : le tarif « prosumer ». Seule compétente pour fixer le tarif régulé des monopoles qui gèrent le réseau, la Cwape a décrété que, dès le 1er janvier 2020, un « surcoût prosumer » s’ajouterait aux frais de réseau. Les montants de ce tarif sont connus et bétonnés jusqu’en 2023. Mais le gouvernement wallon ne l’entendait pas de cette oreille. En particulier le MR, qui a promis d’annuler ce « tarif prosumer », pourtant validé par la justice. L’accord du gouvernement Di Rupo prévoit donc d’élaborer « sans délai un avant-projet de décret pour reporter de cinq ans l’entrée en vigueur de la redevance dont doivent s’acquitter les prosumers ». Le MR est satisfait. On claironne un peu partout qu’il n’y aura plus d’augmentation avant 2025…
Mais la réalité est autre. Le ministre wallon de l’Énergie, Philippe Henry (Ecolo), vient de déposer comme prévu un avant-projet de décret. Ce texte, qui tient en cinq lignes, stipule simplement que « la Cwape veille à ce que (sa) méthodologie tarifaire n’ait pas d’incidence négative significative sur les droits conférés » aux prosumers, et ce « jusqu’au 31 décembre 2024 ». Le choix des mots est important : le gouvernement laisse en effet toute la liberté d’agir à la Cwape (« la Cwape veille »). De plus, il lui demande juste que sa méthodologie tarifaire n’ait « pas d’incidence négative significative ».
Dans la facture
Or, le régulateur défend bec et ongles son tarif depuis des mois. Et il ne va pas se faire prier pour démontrer qu’il ne présente rien de « significativement négatif ». Pour la Cwape, le tarif prosumer répare une iniquité, tout en continuant à garantir un rendement minimal de 7 % à toute personne ayant déjà installé des panneaux. Et au sein du gouvernement, certains confessent, off the record, que la Cwape ne bougera pas.
Autrement dit, ce tarif prosumer sera bel et bien appliqué dès janvier, et intégré dans le calcul des factures.
Ce que la Cwape s’apprête à officialiser, avance Le Soir. Qui conclut : on risque donc de repartir pour une phase d’incertitude : la Cwape pourrait-elle faire marche arrière, plus tard en 2020, et annuler son tarif prosumer ?
Ou va-t-elle ignorer ce décret qui semble peu contraignant ? Tout le monde est pendu aux lèvres du régulateur, qui n’a pas souhaité réagir.
 

Commentaires

  • L'Etat créée des organes et puis, il n''en est plus maître, nous sommes tous des pigeons et puis on s'étonne que plus rien de fonctionne.
    Qu'on supprime une bonne fois pour toute tous ces organismes à la con qui coûte un fric b^te à la collectivité.

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