Il place des bacs à fleurs devant sa maison à Clavier l'homme devant le tribunal de Huy pour entrave méchante à la circulation

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Un homme comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy pour entrave méchante à la circulation dans la Ruelle des Coquais à Clavier.

Il avait placé des bacs à fleurs devant sa maison et sur la chaussée pour obliger les véhicules à ralentir lors de leur passage dans la ruelle.

Le trentenaire s’en était également pris à ses voisins et au bourgmestre de Clavier.


Lorsqu’il emménage avec sa famille Ruelle des Coquais à Clavier, Christophe pense trouver un endroit paisible et calme.

Malheureusement, un problème de taille se pose pour le trentenaire : la circulation dans la ruelle.

Agacé par le passage rapide des véhicules devant son domicile, Christophe décide de placer des bacs à fleurs sur la chaussée.


Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy mercredi pour entrave méchante à la circulation : « Oui j’ai mis les bacs devant ma maison mais des catadioptres signalaient clairement cette mise en place.

J’ai agi pour protéger mes enfants et ma compagne.

Les voisins étaient de mon avis mais ils ont changé de position devant la police et au fil du temps », a expliqué le prévenu.


« Tous les voisins contre moi »


Le trentenaire était présent pour d’autres préventions : menaces verbales, écrites, harcèlement et coups physiques.

Des préventions réfutées : « J’ai envoyé des messages à l’un de mes voisins pour lui signaler que s’il cherchait misère, il y aurait des conséquences mais je parlais de la justice ».

Christophe avait également rendu visite au bourgmestre de Clavier, Philippe Dubois, pour discuter de son problème.

Mécontent, il avait mimé un égorgement et tapé sur plusieurs meubles selon des témoins. Enfin, il avait porté des coups sur un autre voisin.


En pleurs, Christophe s’est adressé au président du tribunal : « Si vous les connaissiez comme moi, vous comprendriez la situation.

Tous les voisins se sont ligués contre moi ».


Lors de son réquisitoire, la procureure du Roi a mis en exergue les observations faites par un expert : « Il y a chez le prévenu un sentiment de victimisation accentué et peu de remise en question.

On note également un comportement violent lorsqu’il se met en colère ».

Christophe est atteint d’un trouble paranoïaque altérant par la même occasion ses capacités de discernement.

Il attend d’ailleurs une décision concernant son internement au centre de Paifve dans un autre dossier.


Le parquet a demandé 10 mois d’emprisonnement avec un sursis simple à l’exécution de cette peine.

Une demande derrière laquelle s’est rangé Me De Ruette, le conseil du prévenu : « Vous l’avez entendu aujourd’hui, nous sommes en présence d’un homme dont la chute aux enfers a irrémédiablement continué ».

Jugement le 18 décembre.

 

Par Maxime Gilles |

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