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La carte de sauvetage ou carte d'affiliation offre à ses membres affiliés la gratuité du transport médicalisé lors de toute intervention héliportée urgente.
 
Lʼasbl Centre Médical Héliporté prend à sa charge les frais de transports non couverts par une mutuelle, par une assurance ou tout autre tiers prestataire.
 
La carte d'affiliation répond aussi à une démarche de citoyenneté et de solidarité.
Elle participe à l'organisation et le développement d'un service médicalisé héliporté de qualité, accessible à tous les patients en situation d'urgence ou en détresse vitale.
Elle fournit des garanties permettant au Centre Médical Héliporté d'assurer un service héliporté moderne et performant, dans l'intérêt unique de chaque patient.
La carte d'affiliation a été créée en 1999 sur le même principe que la carte de sauvetage développée par la REGA (Secours héliporté actif en Suisse).
 

En souscrivant une carte d’affiliation au CMH, via une cotisation annuelle de 30 € pour une personne seule ou 47 € pour une famille. Pour s’affilier au CMH, il suffit de demander un formulaire.


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Article de 2018 Sudinfo clic ici

 

La nuit, sur les terrains de foot!

De jour, l’hélicoptère peut se poser « quasi partout ». Le pilote est formé pour atterrir dans un endroit sécurisé, tant pour l’équipe présente à bord, que pour la machine et, bien sûr, les personnes au sol. « Dans 85 % des cas, il va se poser à moins de 100m du lieu de l’intervention », précise Olivier Lambert. Le véhicule peut donc atterrir, un jour, dans votre jardin ou dans la propriété d’un agriculteur, souvent un champ.

« Effectivement, il n’y a pas vraiment le choix. C’est un peu pareil pour une ambulance finalement, si ce n’est que c’est un peu plus surprenant. C’est une question d’urgence et de bon sens : 95 % des gens comprennent bien. »

De nuit, l’hélico se pose uniquement sur des terrains de football balisés et équipés (de min. 30m/30) pour lesquels le pilote est équipé d’un appareil qui va allumer les lampes. Le 112 détermine toujours à l’avance le terrain le plus proche du lieu d’intervention. S’il est trop éloigné, priorité peut plutôt être donnée à un Smur… -

E.D.

 

Beaucoup s’inquiètent rapidement à la vue de l’hélicoptère médicalisé de Bra-sur-Lienne. Ce dernier, en 2017, est intervenu près de 320 fois en région de Huy-Waremme, autant qu’à Liège ou Verviers. Mais comment fait-on appel à lui, au final ? Explications

C’est un constat : dès que l’hélicoptère médicalisé de Bra-surLienne est aperçu au cœur d’un village, les réseaux sociaux s’affolent. Nombreux sont ceux qui s’inquiètent de la raison de sa présence. Et le pire est souvent imaginé.

« On comprend que cela suscite des questions », introduit Olivier Lambert, porte-parole du Centre Médical Héliporté (CMH).

« Ce n’est pas forcément tous les jours qu’on voit atterrir un hélicoptère dans le jardin de son voisin, par exemple. Et, effectivement, il y a souvent un contexte, au départ, annoncé comme suffisamment grave, qui nécessite son déplacement », poursuit-il. Mais, comment fonctionne-t-il, finalement, cet appel à l’hélicoptère ?

Déjà, ce dernier ne peut qu’être uniquement réquisitionné par le 112, dans le cadre de l’Aide Médicale Urgente. « C’est un peu une sorte de mix entre une ambulance et un Smur.

À savoir que la première est un moyen de transport utilisé par les secours d’urgences, comme les pompiers par exemple, et que le second est un véhicule d’intervention dans lequel on retrouve un médecin spécialisé mais qu’il ne transporte pas de patient.

Avec l’hélico, qui fonctionne 24h/24, il y a la présence d’un médecin mais le véhicule peut aussi accompagner le patient en milieu hospitalier », résume le porte-parole. La première nécessité d’un appel à l’hé- licoptère résulte donc d’abord du besoin de médicaliser le transport de la victime.

NIVEAU DE GRAVITÉ

« C’est le préposé à la centrale d’appels 112 qui doit catégoriser rapidement la situation pour laquelle la personne appelle. C’est-à-dire, qu’en posant des questions et obtenant un maximum de réponses, il doit définir le plus précisément possible le niveau de gravité de l’intervention. En fonction de cela, via un logiciel, il disposera des diffé- rents moyens nécessaires les plus adaptés à la situation, et les plus rapides. Et en fonction de leurs disponibilités aussi, puisqu’ils peuvent déjà être utilisés dans d’autres missions. »

Dans des cas spécifiques, c’est donc l’hélicoptère de Brasur-Lienne qui peut être appelé à intervenir, plutôt qu’un Smur « terrestre ». « Imaginons qu’une personne soit fortement brûlée. Même si le Smur risque d’arriver trois minutes plus tôt que l’hélico, on sait déjà que la victime devra être emmenée dans un hôpital spécialisé pour grands brûlés, à Bruxelles ou Charleroi par exemple.

Et le choix de ce transport sera donc à la fois le plus rapide, au final, et le plus adapté. » A savoir, détail non-négligeable, que la victime sera forcément transférée dans un hôpital où se trouve un héliport : au CHU de Liège, à la Citadelles et la clinique de l’Espérance à Montegnée, notamment.

DEUX APPAREILS

Chaque contexte est donc à analyser au cas par cas : « Deux situations d’apparence identiques vont parfois nécessiter une intervention du vecteur héliporté. Et au-delà du facteur temps, le critère géographique peut aussi jouer.

Mais, dans 99 % des cas, les délais du CMH sont inférieurs à 15 minutes. »

Le CMH dispose aujourd’hui de deux hélicoptères. Il n’y en a toutefois qu’un qui part en intervention, le second étant présent pour le remplacer en cas de maintenance ou de panne. -

E.D

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