Vous voulez de la qualité, c’est le boom pour les produits à la ferme et les petits producteurs

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Le consommateur belge a-t-il changé ses habitudes ? Il investit dans le frais. Une grande enquête a été menée sur nos habitudes en termes d’achats. Si les hypergrandes surfaces restent numéro 1 dans toutes les catégories, le Belge apprécie de plus en plus le circuit court.
Deux fois par an, les spécialistes de la grande distribution, dans une enquête publiée par Gondola (en collaboration avec le Vlam, le centre agro-alimentaire flamand), analysent les tendances et les parts de marché sur la distribution des produits alimentaires frais. Ils viennent de publier leurs conclusions pour la période allant de juillet 2018 à juin 2019. Bonne nouvelle, on dépense un peu plus pour manger du frais. Oui mais où ? Le Belge semble de plus en plus attiré par le circuit court, le petit supermarché de proximité, le producteur local… Les discounters (Aldi, Lidl…) gagnent aussi des parts de marché.

Qu’est-ce qui motive l’acheteur belge ? Certes les prix mais la réduction des déchets ou encore moins de gaspillage font aussi partie des bonnes intentions du consommateur. Ainsi aujourd’hui, plus de 6, 2 % des consommateurs disent acheter à la ferme, chez le producteur, ou se faire même livrer des produits frais à domicile, contre 5,4 % il y a 10 ans.
Que retirer encore de l’enquête ? Les hypermarchés et les grands supermarchés restent les lieux principaux où on achète le frais : 43,2 % des produits frais sont achetés en « hypergrands magasins » par les Belges. Notons que les hard discounts ne font pas partie de la même catégorie mais 20,1 % des produits frais y sont achetés. Autre chiffre encore, les supermarchés de proximité remportent 17,6 % de parts de marchés. Une belle augmentation du secteur, puisque c’est 3,8 % de plus qu’en 2009. En résumé, si on additionne ces trois catégories, cela veut dire que 80,9 % des produits frais sont achetés dans la grande distribution. Mais qui souffre alors dans les statistiques ? Les commerces spécialisés.
Selon l’analyse de Gondola, toujours entre cette période de juillet 2018 à juin 2019, la catégorie « Hypermarchés » semble séduire les jeunes célibataires de moins de 40 ans tandis qu’elle perd des clients dans la catégorie des familles aux revenus modestes avec enfants.
Vive le boulanger !
La grande distribution reste leader du frais dans toutes les catégories… ou presque (voir tableau). Ainsi, les parts de marché des hypers ne représentent que 27 % pour le rayon boulangerie. Contre 37 % pour le commerce spécialisé (entendez le boulanger). Parmi les parts de marché les plus « faibles » des hypers arrive ensuite la charcuterie qui représente 39 % des parts de marché. Dans toutes les catégories (légumes, fruits, poisons, œufs, produits laitiers…) c’est le hard discount qui suit les hypers, puis les supermarchés de proximité.
Le Belge aime visiblement acheter ses pommes de terre chez le producteur ou à la ferme, cela représente 10 % de parts de marché.
Autre secteur enfin en augmentation : aujourd’hui, (même si actuellement, c’est en Flandre que l’on fait « gonfler » les chiffres), on veut même être livré à domicile pour les produits frais.
La conclusion de l’étude ? « La conscience accrue de la nécessité de la durabilité explique que le Belge se comporte de manière plus responsable et plus réfléchie par rapport à la nourriture », explique Gondola.
«Nous avons une volonté d’investir dans le frais»
 
Cette étude met en avant la jolie progression des discounters dans l’évolution d’achat des produits frais par le consommateur belge. Et des magasins comme Aldi et Lidl l’ont compris. Ainsi, les deux enseignes ont modernisé et aménagé leurs magasins en donnant priorité au frais. Des rayons de fruits et légumes mieux aménagés, des rayons poissons ou viandes bien mieux achalandés, un rayon boulangerie/pâtisserie avec les produits cuits sur place… Tout pour plaire aux clients. « Exact », nous dit le porte-parole de Lidl, Julien Wathieu, « au fil des ans, notre volonté a été d’investir dans le frais… tout simplement pour répondre à la demande du client ».
Carton plein
Lidl, c’est aujourd’hui 1.800 références environ et un rayon frais qui ne fait qu’augmenter en matière de ventes : « Nous avons aussi des résultats d’études. Ainsi, sur un an, on sait que globalement le marché du frais a augmenté de 1,5 %. Pour Lidl, il s’agit d’une augmentation de 5,8 % », continue Julien Wathieu. « Nous avons de très bons chiffres dans le rayon fruits et légumes où nous avons constaté une hausse de 8, 11 % ou encore au rayon boulangerie pâtisserie où nous boostons nos ventes de 11,6 % ». Les nouveaux magasins ont incontestablement séduit le client. Et le porte-parole de conclure : « Lidl est devenu un vrai moteur pour le marché belge au niveau des produits frais ».
Par M.SP.
 
 

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