Voici ce qui vous coûte plus cher depuis un an

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Comme chaque année, le panier de la ménagère révèle de bonnes et mauvaises nouvelles. Selon le dernier rapport de l’Observatoire des prix du SPF Économie, l’inflation a entraîné, en un an, des hausses des prix, parfois fortes.

Au troisième trimestre 2019, l’inflation totale en Belgique a continué à diminuer pour s’établir à 0,9 % (1,7 % au deuxième trimestre 2019). Ce recul s’explique surtout par la forte diminution de l’inflation des produits énergétiques. Les prix à la consommation de ceux-ci ont d’ailleurs chuté en moyenne de 4,3 %.

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En comparaison avec le troisième trimestre 2018, les prix à la consommation des produits alimentaires ont progressé de 1,2 %. Dans les augmentations d’inflation, il faut pointer le tabac (qui a atteint 5,6 %). Et ce sont surtout les pommes de terre qui ont connu un ralentissement d’inflation (de 12 à 5,6 %).

Prix du gaz à la baisse, le prix de l’électricité se stabilise. Les prix à la consommation des produits énergétiques ont chuté en moyenne de 4,3 % (sur base annuelle, au troisième trimestre 2019). « La baisse du cours moyen du pétrole explique la baisse des prix des carburants (-3,6 %) et du mazout de chauffage (-6,6 %) sur un an, alors que la baisse des prix du gaz naturel (-10,8 %) est essentiellement due à la baisse de la composante énergétique et dans une moindre mesure des tarifs de distribution. Le prix de l’électricité s’est quant à lui stabilisé avec une inflation de +0,1 %, contre +5,4 % au trimestre précédent », détaille Peter Van Herreweghe, directeur de l’Observatoire des prix. Cela donne, à Bruxelles et en Wallonie, une facture d’électricité annuelle, pour un ménage standard de, respectivement 862 et 1.048 €, soit une hausse de 19 et 47 € en un an. En Flandre, par contre, la facture a baissé de 24 € (1.063 € en moyenne). Quant au gaz, la facture annuelle s’élève, en moyenne, à 1.109 € en Flandre (-162 €), 1.394 € en Wallonie (-158 €) et 1.241 € à Bruxelles (-166 €).

 

 

Produits alimentaires : les pommes de terre plus difficiles à digérer que les œufs. En comparaison avec le troisième trimestre 2018, les prix à la consommation des produits alimentaires ont progressé de 1,2 %. Dans les augmentations d’inflation, il faut pointer le tabac (qui a atteint 5,6 %). Par contre, l’inflation a diminué significativement pour les légumes (de 4,6 % à 1,6 %). Ce sont surtout les pommes de terre qui ont connu un ralentissement de l’inflation (de 12 à 5,6 %). Les viandes ont connu une inflation de 1,2 %. Le prix de la viande de porc a toutefois à nouveau connu une inflation plus importante (+2,2 %). Depuis juillet, le prix a baissé, mais il reste à un niveau relativement élevé, supérieur au niveau observé durant les trois années précédentes.

 

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L’inflation des produits laitiers et des œufs est restée modérée (1 %) au troisième trimestre. Notons la chute des prix des œufs. Suite à la crise du Fipronil, les prix avaient fortement augmenté à partir de septembre 2017, pour atteindre un sommet les premiers mois de 2018. Depuis lors, ils ont amorcé un recul important. Dans les magasins, les prix moyens des œufs sont inférieurs de 5,7 % à ceux d’il y a un an.

Par DIDIER SWYSEN

 

 

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Le prix de la pomme de terre reste vraiment très élevé

L’inflation pour les pommes de terre a connu un fort ralentissement mais reste à un niveau élevé (+ 5,6 % contre + 12 % au trimestre précédent), ressort-il de l’Observatoire des prix du SPF Économie. Le prix moyen au troisième trimestre 2019 est ainsi le plus élevé depuis 2013 !

Par rapport à mars de l’année dernière, le prix de la pomme de terre a, en moyenne, augmenté de 122 %. Les mauvaises récoltes liées à la sécheresse de l’an dernier ont maintenu des prix à la consommation supérieurs à ceux de 2018. Le consommateur a ainsi systématiquement payé chaque mois plus cher que 12 mois auparavant.

L’inflation de la pomme de terre a été nettement plus importante encore chez nos voisins, en particulier en Allemagne (+ 24 %), en France (19,8 %) et aux Pays-Bas (18,2 %).

Cette année, la récolte a été normale, explique pourtant l’organisation d’agriculteurs Boerenbond. Davantage de tubercules ont été plantés et le rendement a été un peu meilleur. Les prix restent toutefois élevés car de nombreuses pommes de terre n’ont pas encore pu être récoltées à cause de la pluie.

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