MANIFESTATION AUJOURD'HUI JEUDI 14 NOVEMBRE 2019 À HUY

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Écarter un responsable syndical de son lieu de travail, alors qu’il jouit d’une protection liée à son mandat, la mesure est rare mais pas inexistante.

Exemple avec Alain Guebs, président du syndicat SypolEPI, par ailleurs assistant pénitentiaire en chef à la prison de Huy.

Depuis le 8 octobre, il est interdit à la prison de Huy.

Il ne peut plus y travailler. Motif invoqué: «Sa présence peut perturber l’ordre et la sécurité de l’établissement». Nous avons contacté l’administration pénitentiaire pour en savoir plus: on se mure dans le silence. «On ne commente pas des dossiers individuels», nous dit-on.

L’intéressé, lui, pense avoir été sanctionné pour des propos tenus dans notre journal.

Dans un article publié le 2 octobre, M. Guebs et d’autres responsables du Sypol-EPI dénonçaient de manière générale le fait que «5% des détenus dictent leur loi» dans les prisons, que les directions «s’écrasent» face aux détenus les plus dangereux et leur accordent même des privilèges et des avantages, histoire de maintenir le calme dans les prisons.

Mais avec des effets pervers: jalousie de la part des autres détenus, perte de discipline, difficulté pour les agents de faire respecter les règles pour les uns et pas pour les autres,etc. M. Guebs, qui compte plusieurs années de service au sein du syndicat, a fait appel à un avocat pour faire valoir ses droits.

Pour l’heure, il continue à percevoir son salaire (mais ne touche plus ses primes de nuit et de weekend) et peut continuer à visiter les prisons (sauf celle de Huy) dans le cadre de son travail syndical.


DE 12 À 15 H À HUY

Choqués par cet écartement, «qui ressemble très fort à une mesure disciplinaire pour avoir dénoncé quelque chose qui dérange» (dixit d’autres agents), plusieurs agents pénitentiaires manifesteront ce jeudi entre 12 et 15 heures devant la prison de Huy.

Ils viendront d’autres prisons et il y a aura aussi des responsables syndicaux autres que du Sypol.

Ils porteront un t-shirt au symbole fort, illustrant leur refus de se taire.

Par F. DE H.

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