• Attention des brûlures au 2e degré dues aux produits contre les verrues

    Lien permanent

    Vous avez une verrue, vous pouvez vous rendre en pharmacie et acheter sans ordonnance un produit corrosif afin de la brûler vous-même. Mais, l’Agence nationale française de sécurité du médicament appelle à la prudence concernant le conditionnement de certains de ces produits. Elle conseille d’éviter les traitements vendus dans des flacons. Des patients ont, en effet, subi des brûlures au 2e degré en les renversant involontairement. L’agence rappelle donc « que d’autres dispositifs médicaux, sous forme de stylo ou de systèmes imprégnés, sont disponibles et permettent une application localisée, plus sécurisée ».
    29 appels en Belgique
    Et en Belgique ? « Cette année, nous avons déjà reçu 29 demandes d’exposition à ces produits, 25 pour Aporil et quatre pour Duofilm. En cas de contact avec la peau, il est préférable de gratter le produit, qui forme immédiatement un « coating », le plus rapidement possible, par exemple avec une pierre ponce ou simplement avec les ongles. Ne pas essayer de rincer le produit à l’eau. Parce que le produit est résistant à l’eau et parce que l’eau rend le « coating » encore plus épais », nous confie le Centre antipoison. « Cela rend l’ingestion du produit problématique. On ne peut pas boire de l’eau, à cause de la formation de « coating », mais les acides propres à l’organisme rendent le produit corrosif, avec toutes ses conséquences sur l’œsophage. Si un produit est avalé, il n’y a pas de traitement concluant. Il est donc préférable de consulter un médecin ou les urgences ».
    « Cette question est d’actualité, car l’Agence Fédérale belge des Médicaments et des Produits de Santé vient de demander aux producteurs de produits anti-verrues de remplacer les bouchons actuels par des bouchons de sécurité, par un compteur goutte à goutte. Les fabricants ont déjà réagi positivement », conclut le Centre.
    Par Alison Verlaet

    Source

  • Le diabète bientôt dépisté en pharmacie

    Lien permanent

    À l’approche de la journée mondiale du diabète du 14 novembre, la start-up Espace Diabète a présenté son dispositif de dépistage Sudoscan/Ezcan, qui a déjà été installé depuis septembre dans une vingtaine de pharmacies et cinq hôpitaux belges. Elle vise à le déployer dans 100 à 200 officines en Belgique d’ici fin 2020.
    Très rapide
    L’appareil conçu par la société française Impeto Medical permet un test rapide et non-invasif. Il suffit de poser ses mains et ses pieds nus sur des plaques pour détecter les neuropathies autonomes périphériques – des troubles qui affectent les fibres nerveuses – qui peuvent être présentes dès les stades précoces du diabète. C’est la conductance qui est mesurée au niveau des glandes sudoripares des pieds et des mains, à savoir les glandes qui sécrètent la sueur.
    Pour rappel, le diabète se manifeste par un taux de sucre trop élevé dans le sang. Il altère à long terme les vaisseaux sanguins avant de s’attaquer aux nerfs contrôlant les organes. Eric Vançon, directeur développement pour la start-up Espace Diabète, remarque qu’une détection précoce permet de limiter les effets de la maladie : « Aujourd’hui, on estime en Belgique qu’il y a 400.000 personnes qui devraient être sous traitement et qui ne le sont pas. Il y a évidemment la possibilité de faire une prise de sang. L’appareil est cependant plus préventif que la prise de sang, car les fibres nerveuses sont attaquées avant que l’on soit considéré comme diabétique ».

     

    Source

  • ‎Léa Olivier en dédicace à Liège aujourd'hui 9 novembre 2019

    Lien permanent

     

    Tournée de dédicaces organisée dans le cadre de la sortie du tome 15 de "La vie compliquée de Léa Olivier" et du tome 7 en version BD.

    Tous les ouvrages seront disponibles en magasin

    SAMEDI 09 NOVEMBRE 2019
    Dédicaces de Catherine Girard-Audet et de Ludo Borecki

    De 15h50 à 17h

    Centre Commercial Belle ILE / Librairie Club
    Quai des Vennes 1/91
    4020 Liège

    Une co-organisation Kennes et la librairie Club Belle-Ile.

     

     

    Kennes Editions

    Léa Olivier en dédicace • Liège

  • Vendredi à Nandrin c'était les commémorations de l'Armistice du 11 novembre 1918 en photos

    Lien permanent

    L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5h15 marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre, le cessez-le-feu est effectif à 11 heures.
     
    Certainement en raison d’une météo printanière, un petit cafouillage quand Monsieur Jean Lizin, Président des Associations patriotiques et de la FNC de Nandrin,  nous a remémoré la bataille des Ardennes* !!!
    *La bataille des Ardennes est le nom donné à l'ensemble des opérations  déroulées en Ardennes pendant l'hiver 1944-1945.
     
    Que nenni nous étions bien en novembre et aux commémorations de 14-18
     
    En la présence du bourgmestre Michel Lemmens et les enfants des écoles de Nandrin qui ont pris la parole ,discours , chants, ainsi que la Brabançonne .
    Le président Jean Lizin a également remercié le personnel communal pour l'entretien toujours parfait des monuments.

    Il a mis aussi à l'honneur Messieurs Tony Evelette , Georges Devillers et Adelin Jadot pour l'implication durant de nombreuses années de devoir de la mémoire dans la commune de Nandrin et sur le Condroz.
    Le bourgmestre a clôturé l'événement en remercient les portes-drapeaux, rappellent l'importance du devoir de mémoire au travers de la flamme , invitant les personnes présentes à une collation offerte par la commune de Nandrin .
     
     

  • Célébrations patriotiques le 10 et 11 novembre 2019

    Lien permanent

    Le dimanche 10 novembre 2019 à 10h30 à l’église de Warzée.

    Le lundi 11 novembre 2019 . à 10h30 à l’église de Borsu

     

    Source

  • Demain dimanche 10 novembre 2019 Participez au tournoi de belote à la salle communale de Saint-Séverin Nandrin

    Lien permanent

    Après le succès rencontré l'année dernière, le comité scolaire a le plaisir de vous convier ce dimanche 10 novembre à son tournoi de belote sans annonce à la salle communale de Saint-Séverin.
     
    Si vous avez déjà votre partenaire (voisin, collègue, ami, copine, papy, fiston, tonton, marraine, sœur, belle-mère), il ne vous reste qu’à vous inscrire ! Sinon, vous avez encore un peu de temps pour trouver la perle rare !
     

     
    Les inscriptions se font par mail à l'adresse reservations@comitescolairests.be en indiquant le nom de votre équipe.

    Votre inscription sera validée dès réception du paiement de 10 € par équipe sur le compte BE90 0689 0073 2832 en indiquant en communication "Belote" suivi du nom de votre équipe.
     

    L'après-midi ne pourra qu'être agréable: ambiance , bar (bières spéciales), petite restauration maison.
     
    Le nombre de tables de jeu étant limité, ne tardez pas à vous inscrire.
     
    Le tournoi est ouvert à tous à partir de 14 ans. L’ouverture des portes est prévue à 13 h 30, le tournoi débute à 14 h et se termine vers 17 h. Il sera suivi par la distribution des prix aux équipes gagnantes !
     
     
    Que le meilleur gagne !
     

  • Aujourd'hui 9 novembre 2019, Il y a 30 ans, le mur de Berlin tombait

    Lien permanent

    La date du 9 novembre ne vous dit rien ? Ce jour-là, il y a 30 ans, tous les regards étaient pourtant tournés vers l’Allemagne. Et plus précisément vers Berlin, où le mur de la honte – qui séparait la ville en deux depuis 28 ans – tombait enfin.

    Nous sommes le 9 novembre 1989.

    Berlin se réveille, coupée en deux par un mur de béton, comme c’est le cas depuis 28 ans.

    En sortant dans la rue ce matin-là, les Berlinois vivant à l’Est du mur n’imaginent pas que, quelques heures plus tard, ils pourront enfin passer de l’autre côté.


    Il est 19h environ quand, à la fin d’une conférence de presse, l’un des dirigeants de l’Allemagne de l’Est, Günter Schabowski, annonce qu’il sera désormais possible de visiter l’Ouest.

    «Des dizaines de milliers de Berlinois de l’Est se rendent alors au pied du mur», raconte l’historien Luc De Vos.


    «Face à l’afflux, les gardes-frontières n’osent pas tirer et finissent par les laisser passer.»

    Il est 19h09 quand le gouvernement décide d’ouvrir les frontières avec l’Est. Progressivement, de nouvelles brèches sont créées pour laisser passer les habitants de Berlin Est.

    Aujourd’hui, une telle situation semble surréaliste en Europe: une ville, coupée en deux du Nord au Sud par des blocs de béton, avec des miradors et des gardes armés, séparant des familles entières et créant deux mondes que tout oppose.

    L’Est, le côté sombre

    Les vies à l’Est et à l’Ouest sont diamétralement opposées. «À l’Ouest, il y a de la lumière partout. À l’Est, tout est sombre. À l’Ouest, les habitants profitent du commerce international. À l’Est, ils vivent en autarcie. À l’Ouest, la deuxième langue est l’anglais. A l’Est, c’est le russe», exemplifie Luc De Vos.
     

    Mais comment en sont-ils arrivés là? Pour le comprendre, il faut remonter à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, l’Allemagne, vaincue, est divisée en quatre zones gérées par les vainqueurs que sont l’Angleterre, la France, les États-Unis et l’Union soviétique.
    «D’un côté, à l’Est, le communisme prône la mise en commun de tout ce qui existe. De l’autre, à l’Ouest, le système est convaincu de l’importance de donner de la liberté aux gens», rappelle l’historien.
     
    «Si le premier système revendique une égalité sociale, le second crée de facto des inégalités. Mais l’histoire a révélé qu’à long terme, ce système était plus intéressant, même pour les moins-favorisés.»
    Des barrières puis un mur

    En 1949, les trois zones de l’Ouest (anglaise, française et américaine, NdlR) forment la République fédérale d’Allemagne (RFA). La quatrième zone, communiste, devient quant à elle la République démocratique d’Allemagne (RDA).
     
    Petit à petit, les jeunes Allemands quittent l’Est pour l’Ouest.
     
    «Des médecins, des plombiers, des électriciens, etc. comprennent qu’ils peuvent gagner plus d’argent de l’autre côté et décident de passer la frontière. Vers 1960, déjà 2,5 millions d’Allemands de l’Est avaient quitté le pays.»

    Des barrières sont construites pour éviter l’exode. Mais il reste le problème de Berlin où l’on peut passer d’un côté à l’autre. « Durant un long week-end d’août 1961, des barbelés sont placés puis remplacés par un mur de béton.»
     
    Un rideau de fer s’étend désormais du nord de la mer Baltique à la Tchécoslovaquie. Seul Berlin est coupée par des blocs de béton. Une situation qui perdurera pendant 28 ans.
    Jusqu’à ce fameux 9 novembre.
     

    Par Sabrina Berhin

     
     
     
     
  • Le sapin de Noël wallon 2019 sera superbe

    Lien permanent

    C’est la promesse de Jonathan Rigaux : les sapins de Noël wallons de 2019 seront plus jolis que d’habitude. La raison ?

    La…. sécheresse 2018 et le gel 2019 !

    Un comble… « S’il est replanté depuis plus d’une année, le sapin qui souffre de la sécheresse ne meurt pas », explique Jonathan Rigaux.

    « En réaction, il pousse moins en hauteur l’année suivante et se densifie en largeur. »

    Les sapins 2019 seront donc plus touffus. « Par ailleurs, la semaine de gel à -5 et -6° que les pépinières ardennaises viennent de connaître (ce n’était plus arrivé depuis  trois ans au moins) provoque une fermeture des aiguilles.

    Et comme il a plu abondamment  juste après cette période de gel et juste avant la période de coupe, les sapins vont garder davantage d’humidité et se conserver plus longtemps.»

    Le sapin wallon devrait faire son apparition sur le marché français  avant le dernier week-end de novembre. Saint-Nicolas oblige, c’est après le 6 décembre qu’il envahira les rayons belges. 

    « Son prix, stabilisé depuis trois ans, ne devrait pas changer cette année », promet Jonathan Rigaux.

    « Il devrait par contre augmenter en 2022 et 2023 : les sécheresses 2018 puis 2019 ont tué respectivement 20 et 10% des sapins wallons fraîchement replantés et qui devaient arriver à maturité en 2022-2023.

    L’offre des pépiniéristes sera donc insuffi sante pendant ces deux années. »

    Par M. R.

     

    Source

  • Souriez, vous réutilisez», un nouveau concept pour faire la fête, des gobelets réutilisables

    Lien permanent

    40.000 gobelets réutilisables pour les événements dans la province
    La Cité ardente est une ville festive. Des événements en tous genres y rythment les semaines. Le problème, c’est que de nombreux gobelets en plastiques finissent au sol. Pour y remédier, la Province de Liège met à présent 40.000 gobelets réutilisables à disposition des organisateurs d’événements.
    Depuis le mois de mai, la Province de Liège s’est engagée à supprimer l’usage des plastiques non réutilisables. C’est dans cette optique que le Département Infrastructures et Développement durable s’est penché sur la recherche d’alternatives à cette utilisation excessive du plastique. Et s’il y a un grand consommateur de plastique à usage unique, c’est bien le milieu festif !
    Il est à présent évident que le concept de consommation responsable gagne de plus en plus de terrain. Et le festival durable ne fait pas exception. C’est ainsi que la Province de Liège propose désormais un service de prêt de gobelets « Ecocup » pour les différentes associations et organisateurs d’événements.
    Pas moins de 40.000 gobelets réutilisables, aux couleurs de la Province, sont donc désormais disponibles. « Une offre qui coïncide avec la dynamique à laquelle s’est engagée la Province de Liège depuis 2015 avec le Plan Climat », nous dit-on à la Province. « Réduire notre empreinte écologique et aider l’ensemble du territoire à faire de même. Cela se passe notamment par la réduction de nos déchets ! »
    des Alliés durables
    Ces gobelets réutilisables sont un vrai atout pour les organisateurs d’événements. En plus d’en réduire considérablement l’impact environnemental, ils permettent de simplifier la gestion des déchets, d’en diminuer la masse mais également d’améliorer la propreté des sites dont le sol ne sera plus recouvert de gobelets jetables.
    Ce nouveau concept, en plus de ses atouts pour l’environnement, simplifie l’après-événement pour les organisateurs en réduisant considérablement les efforts de nettoyage. C’est aussi une manière de rappeler au public l’importance de la consommation durable et l’intérêt du réutilisable.
    Comment s’en procurer ?
    Les établissements provinciaux mais également les pouvoir locaux peuvent avoir accès à ces gobelets. Pour s’en procurer, une demande doit être envoyée au moins dix jours avant le commencement de l’événement via le site internet de la Province de Liège. Il est cependant demandé que les gobelets soient cautionnés. Des jetons peuvent également être mis à disposition.
    Par Jessica Meurens

     

    Source

  • Un label pour moins arroser la 3e mi-temps .....

    Lien permanent
    «Un enfant ne voit pas si un adulte a un peu trop bu»
     
    Le foot, c’est la fête autour du terrain, mais aussi à la buvette avec parfois trop d’alcool.

     L’Agence wallonne pour la sécurité routière et l’Association des
    clubs francophones de football ont signés mercredi 6 novembre une convention pour favoriser les retours à la maison en toute sécurité.
     
    « Un accident est vite arrivé.
    C’est important de sensibiliser les gens au risque de l’alcool.
    J’ai déjà interpellé des parents à la buvette pour leur dire de ne pas repartir.
    Cela dit, il y a tellement de monde. Ce n’est pas facile de tout voir.
    Si on peut faire réfléchir les gens avec nos actions, ce sera déjà cela », se félicite André Richard, directeur sportif du RDC Cointe-Liège, l’un des 23 clubs de football labellisé Backsafe.
    Il accueille 575 jeunes répartis dans 35 équipes, « sans compter les filles et les premières.
    Nous avons des dizaines de matches chaque week-end », notre interlocuteur.
    « Un adulte voit si quelqu’un a trop bu.
    Un enfant ne détecte pas ces signes, d’autant qu’il a continué à taper dans le ballon, tandis que les grands étaient à la buvette.
    Il monte donc dans la voiture en toute confiance », analyse André Richard.
    « Les débordements arrivent parfois et nous voulons conscientiser les parents.
    Si on parvient à le faire, ce sera déjà une petite victoire étant donné que notre pouvoir est forcément limité », commente de son côté Arnaud Dewinter de l’Olympic Charleroi Farciennes qui a également rallié la cause.
    Il reconnaît que c’est un sujet très sensible: « Qui sommes-nous pour refuser un verre à quelqu’un au comptoir ? ».
     
    Article complet clic ici 
     

    Par Yannick Hallet avec P.N.

    |
     
     
  • Un Belge sur deux prend sa pension anticipée

    Lien permanent

    Durant l’été, Solidaris a interrogé de très nombreux Belges pour connaître leur état de santé, leur confiance envers les entreprises agroalimentaires, leur stress au travail… En exclusivité et sur plusieurs semaines, nous vous présentons les différentes thématiques de ces Grandes Enquêtes. Après l’alimentation, le deuxième volet s’intéresse aux jeunes retraités. On peut malheureusement dire qu’ils sont loin d’être heureux.
    Lors de ses Grandes Enquêtes, Solidaris vous a interrogé sur de nombreux thèmes qui influent directement sur votre quotidien. La seconde enquête que nous analysons pour vous, concerne la pension. Et plus particulièrement, le ressenti des jeunes pensionnés. En effet, Solidaris a questionné uniquement des prépensionnés ou pensionnés qui sont sous l’un de ces statuts depuis moins de cinq ans. Lors de la précédente Grande Enquête en 2015, les Belges avaient pris en moyenne leur pension ou prépension à 60 ans. Quatre ans plus tard, l’âge moyen est passé à 62,2 ans. Il est entretemps devenu plus compliqué de quitter sa profession, les candidats sont donc moins nombreux à oser prendre un départ anticipé. 75% des retraités de moins de 5 ans étaient partis de leur boulot avant l’âge légal en 2015. Ils n’étaient plus que 45% à avoir pu le faire en 2019. Des hommes et des femmes qui font pourtant face à de grandes difficultés professionnelles et qui sont loin d’être épanouis.
    En forte hausse
    Parmi les interrogés, 49,7% des Wallons et Bruxellois affirment avoir pris leur retraite anticipée pour réduire leur stress dans leur vie professionnelle. Ils estimaient être sous pression en raison d’une forte charge de travail. En 2015, seuls 35,3% des jeunes retraités l’affirmaient. C’est un pic de 14 points en à peine quatre ans. Le stress est la raison la plus mise en avant pour dire au revoir plus tôt que prévu à ses collègues et à sa hiérarchie. À l’inverse, 29% des interrogés assurent que le stress ne les a pas poussés à demander leur pension avant l’âge légal.
     
    « Le stress est en augmentation. Aujourd’hui, on montre à un travailleur de 45 ans qu’il est trop âgé pour le monde du travail. Mais, de l’autre côté, on l’oblige à travailler toujours plus longtemps avec le recul de la pension. Et rien n’est fait pour eux ! Il n’y a rien pour améliorer leurs conditions de travail. Au contraire, on met des règles plus strictes sur les temps partiels qui pourraient pourtant les aider à prolonger leur carrière », analyse Valérie Delincé, spécialisée dans le vieillissement, les soins et l’aide à domicile. « Qui plus est, les perspectives d’avenir dans leur profession ne sont plus celles que ces travailleurs s’étaient imaginées il y a quelques années. Ils sont donc stressés car ils se projettent dans un avenir négatif et sans aucune bouée de sauvetage pour les aider ».
    38% de démotivés
    Des retraités stressés mais aussi lassés. Alors qu’ils étaient 24,2% à prendre leur pension avant l’heure en 2015 suite à de la démotivation et de la lassitude, ils sont aujourd’hui 38,3% à le faire. C’est également 14 points de plus. Un sentiment qui touche de plus en plus les femmes.
    « La démotivation croissante vient du fait que l’entreprise n’est pas outillée pour aider les travailleurs les plus âgés. Il y a des choses mises en place comme le parrainage des plus jeunes par les plus anciens. Mais, ce n’est pas suffisant. L’entreprise vit dans son contexte économique et ne prend plus le temps de valoriser l’expérience de ses employés. On ne peut donc pas être motivé car on nous fait sentir qu’on est ‘has been’ dès 45 ans», affirme Valérie Delincé, appartenant à l’ASBL Autonomis. « Puis, il y a des éléments qui pèsent plus au fur et à mesure du temps. Quand on perd 1h30 sur la route ou dans les transports tous les matins et tous les soirs, on est lassé. Et, là encore, on ne leur offre pas de solutions, tel que le télétravail, pour les soulager et les remotiver ».
    28% pour profiter
    Enfin. Les jeunes retraités sont stressés, lassés et tristes de ne pas avoir pu profiter davantage de la vie. 28,4% ont, en effet, pris leur pension anticipée car ils voulaient faire ce qu’ils n’avaient jamais eu le temps de faire en travaillant. C’est 2 points de plus que lors de la précédente enquête (26,9%). Un sentiment qui atteint avant tout les femmes et les personnes ayant réussi à mettre beaucoup d’argent de côté au cours de leur carrière.
    « Aujourd’hui, on est dans une mentalité: je travaille, donc je suis. On ne valorise pas toutes les activités socioculturelles et familiales. Les travailleurs n’ont pas assez d’espace de flexibilité pour celles-ci. Quelqu’un qui consacre ses soirées, après ses heures de travail, à une école du devoir devrait être reconnu et avoir accès à des aménagements », conclut Valérie Delincé.
    Précisons que pour réaliser cette enquête, Solidaris a interrogé 496 Wallons et Bruxellois, représentatif de la population belge francophone.
    57,4% redoutent de devenir une charge pour leurs proches
    Si cette Grande Enquête Solidaris montre que les jeunes pensionnés sont loin d’être heureux, elle met aussi en évidence qu’ils ont plein de craintes concernant leur avenir. On y apprend que nombreux veulent continuer à vivre chez eux malgré la maladie et nombreux ont peur de devenir une charge pour leurs proches.
    61,5% pensent que rester chez soi, même lorsque la mobilité est réduite, est essentiel pour garder une bonne santé. 15,6% s’opposent à cette affirmation. C’est 7 points de plus que lors de la précédente enquête (8,9%). Si une même proportion d’hommes et de femmes acquiesce face à cette proposition, on retrouve aussi une part importante d’hommes (1 sur 4) qui la rejette. On la réfute aussi plus vite quand on est en bonne santé physique que lorsqu’on ne l’est pas. À titre comparatif. 10% des personnes en mauvaise santé pensent qu’il faut rester chez soi contre 19,1% de celles qui se disent en pleine forme.
    Une mauvaise image
    Outre quitter sa maison, ils ont une autre grande crainte. 57,4% des pensionnés redoutent de devenir plus tard une charge pour leurs proches. Ils étaient 54,3% à le penser en 2015. Ce sont surtout les femmes, les personnes avec des revenus précaires et les seniors en mauvaise santé qui vivent avec cette peur au ventre. Entre 2015 et 2019, ce sentiment a toutefois fortement augmenté chez les personnes ayant fait des études supérieures universitaires, ayant des bonnes économies et n’étant pas du tout en bonne santé.
    « J’aide toujours plus de pensionnés et de seniors déprimés. Et, il y a de quoi ! Quand on sort de sa carrière – comme la Grande Enquête le prouve – stressés, démotivés, fatigués, avec un sentiment d’inutilité à la société, des problèmes financiers, un mauvais état de santé… on ne peut pas voir l’avenir positivement », nous confie Nicolas, un médecin généraliste. « Notre société met en avant les inconvénients du vieillissement. Or, il ne faudrait prôner que les côtés positifs. Cela permettra d’avoir des seniors plus sereins envers leur avenir et, surtout, qui ne se voient pas uniquement comme une charge pour la société. Nos mentalités doivent donc changer et ce, encore plus face au vieillissement de la population ».
    34% quittent le travail pour mauvaise santé
    Comme nous l’avons vu, les jeunes pensionnés ont quitté leur emploi car ils étaient trop stressés, démotivés et/ou avaient envie de profiter enfin de leur vie. Mais, il y a pire encore… 3 retraités sur 10 ont anticipé leur pension pour des problèmes de santé, contre 2 sur 10 il y a quatre ans ! On est ainsi passé de 23,8% à 34,9% entre les deux enquêtes de Solidaris. Soit 11 points de plus ! « Notons que de plus en plus de travailleurs doivent anticiper leur pension en raison d’un burn-out », nous confie les auteurs de l’enquête. Entre 2013 et 2019, ces soucis de santé ont fortement augmenté chez les hommes, les personnes ayant arrêtés leurs études en secondaire supérieur ou ayant été soumis un fort stress au travail.
    « Ce phénomène est essentiellement marqué depuis le gouvernement Michel et ses réformes en matière de santé et de pension. On voit aujourd’hui que le renoncement des soins est toujours plus important au sein des populations les plus défavorisées. Ces personnes ont malheureusement peu d’accès à la prévention et ensuite, aux consultations curatives. Leur santé se dégrade donc plus vite. Ils commencent déjà avec une mauvaise base leur pension », nous confie Ermelinde Malcotte, chargée d’études à l’association Espace Seniors. « Il y a toutefois des solutions possibles pour permettre à ces personnes d’avoir accès aux soins. Il serait, par exemple, intéressant de rétablir le tiers payant pour tous patients souffrant de maladies chroniques. Un avantage supprimé sous le gouvernement Michel. De façon générale, c’est toute la sécurité sociale qu’il faut refinancer ».
    Recul de la pension, danger pour la santé
    Les experts Solidaris ayant réalisé cette Grande Enquête pointent également le recul de l’âge de la retraite. « Ce dernier a un impact négatif sur notre corps. La preuve en est: les pensionnés sont de moins en moins nombreux à se déclarer en bonne santé. Ainsi, 24,4% d’entre eux affirment n’être pas tout à fait en bonne santé en 2019 contre 17,4% en 2015. Soit une augmentation de 7 points en quatre ans. Idem pour ceux qui s’estiment en très mauvaise santé. Ils étaient 2,4% à se sentir très mal en 2015 contre 8% cet été. Soit plus de 6 points. Pendant ce temps, le nombre de pensionnés assurant être en très bonne santé physique a diminué de 3 points. On est ainsi passé de 21,6% en 2015 à 18,7% aujourd’hui », expliquent-ils.
     
    Un dossier par  d’Alison Verlaet
     

  • Le mois d’octobre le plus chaud dans le monde

    Lien permanent

    Octobre 2019 a été le mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré sur la planète, a annoncé mardi le service européen Copernicus sur le changement climatique, notant qu’il s’agit du 5e mois consécutif battant ou s’approchant d’un record. Le mois d’octobre de cette année a été 0,63ºC au-dessus de la température moyenne de la période de référence 1981-2000, battant de très peu (0,01ºC) octobre 2015, mais à 1,2ºC au-dessus de la température préindustrielle.

     

    Source