Les communes de Ferrières, Hamoir, Comblain-au-Pont, Anthisnes et Ouffet veulent s’associer dans une Intercommunale pour gérer la piscine

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Piscine de St-Roch: le compte à rebours lancé

Les communes de Ferrières, Hamoir, Comblain-au-Pont, Anthisnes et Ouffet veulent s’associer dans une Intercommunale pour gérer la piscine du Collège Saint-Roch Ferrières, la dernière dans le Condroz.

Tout doit être terminé pour fin mai 2020. Le compte à rebours est lancé.


Le manque de piscines est de plus en plus criant.

C’est une des raisons qui explique que seulement 9 à 16 % des élèves dans le secondaire ont droit à un cours de natation. Ces chiffres ont été révélés par une enquête officielle de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Des chiffres qui ont incité la députée Caroline Cassart, vice-présidente du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à interpeller la Ministre de l’Enseignement obligatoire, Caroline Désir, sur cette problématique tout en lui présentant le projet de cinq communes d’utiliser la piscine du Collège Saint-Roch Ferrières
« Je me réjouis de cette initiative transcommunale dans le Condroz », indique Caroline Cassart.


Mais on est encore loin du compte, malheureusement.

Car le manque de piscine est vécu cruellement aussi en Ourthe-Amblève où l’avant-dernière piscine en fonction, celle du Relaxhoris à Ferrières après celle d’Aywaille qui affiche complet , fermera ses portes définitivement à la fin de ce mois de novembre.

Une piscine où se rendent de nombreux élèves et clubs sportifs, y compris dans la salle de gymnastique du Relax. Le complexe Relaxhoris a été vendu.

Il faut donc trouver des solutions.


Depuis plusieurs années déjà, les bourgmestres de cinq communes (Ferrières, Hamoir, Ouffet, Anthisnes et Comblain-au-Pont) planchent sur ce sujet.

Pourquoi ne pas réhabiliter la piscine du Collège Saint-Roch Ferrières pour les élèves, les sportifs et les habitants de ces cinq communes  ?

C’est le pari un peu fou que se sont lancés ces bourgmestres et Patrick Lecerf, bourgmestre de Hamoir, nous précise où en est ce projet : « nous le finalisons au niveau technique pour pouvoir ficeler le budget et approuver le cahier des charges avant adjudication des travaux.

Mais nous avons une deadline qui a été fixée à la fin du mois de mai 2020, autant dire demain  ! ».


« Nous espérions un délai supplémentaire mais le Ministre wallon des Infrastructures sportives Jean-Luc Crucke se montre inflexible. Ce n’est pas raisonnable.

Le gouvernement wallon pourrait être plus compréhensif et devrait jouer un rôle de soutien plutôt qu’un rôle de gendarme  !

D’autant que les cinq communes se mobilisent pour répondre à une obligation de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’apprendre à nager aux enfants.

On se substitue à un autre niveau de pouvoir.

Nous allons faire le maximum mais c’est un dossier colossal pour de petites communes », dénonce Patrick Lecerf.


Une Intercommunale


« Nous avons constitué une structure juridique qui va piloter le projet : une Intercommunale. Les conseils communaux des cinq communes ont approuvé à l’unanimité ce projet et la création de l’Intercommunale.

En décembre prochain, les cinq conseils communaux devront approuver les statuts de l’Intercommunale qui comptera les cinq communes et deux asbl de l’école et qui a été baptisée « Piscine de Bernardfagne & Co ».

Bernardfagne, car c’était le saint-patron de Saint-Roch Ferrières et Co pour les cinq communes », annonce Patrick Lecerf.


En ce qui concerne le financement, en plus de la part communale, le plan piscine de la Région wallonne n’apportera que 30 % de subsides ( »contre 85 % pour des projets portés par plusieurs communes, autres que(une piscine », rappelle Patrick Lecerf).

Une demande a été formulée auprès de l’asbl Liège-Europe Métropole qui donnera sa réponse d’ici la fin de ce mois. « Sans son aide, le projet ne pourra pas voir le jour », prévient le bourgmestre de Hamoir.


« L’hiver sera chaud. Il faudra mettre les bouchées doubles. On prône partout la supracommunalité mais on ne fait rien pour l’encourager.

Il y a beaucoup de volonté en Ourthe-Amblève et nous restons positifs », clôture Patrick Lecerf.

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Par Marc Gérardy

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