L’hôpital hutois a opté pour le réseau public

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Le conseil d’administration du CHR de Verviers doit se prononcer jeudi au sujet de son rattachement à l’un de deux grands réseaux de la province.

Selon nos informations, il optera pour le CHU et non pour le CHC. Si, à Verviers, la décision fait polémique, à Huy, elle est unanime. En juin, l’hôpital hutois a décidé de rejoindre le réseau public, dont fait partie le CHU.


Pour rappel, la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block a décidé de reconfigurer le paysage hospitalier belge en réseaux. Pour le 31 janvier 2020, chaque hôpital doit donc faire un choix.

À Verviers, la situation est très tendue depuis des mois. Entre le réseau privé qui comporte le CHC (Centre Hospitalier Chrétien) et le réseau public dont fait partie le CHU (Centre Hospitalier Universitaire), le conseil d’administration du CHR verviétois a longuement hésité.

Finalement, selon nos informations, c’est le choix du CHU qui devrait être privilégié par les Verviétois.


Au CHR de Huy, par contre, pas de choix cornélien.

L’affiliation au réseau public s’est faite de manière naturelle et logique. « La décision a été prise en juin par le conseil d’administration. Nous avions déjà de nombreuses collaborations avec le CHU.

Après la Citadelle, nous sommes d’ailleurs le deuxième partenaire du CHU, ce choix était donc assez naturel » a précisé le directeur général médical du CHR de Huy Christophe Leveau.


Si le choix est avalisé depuis plusieurs mois, il n’est pas encore formellement mis en place.


« Pour pouvoir lancer les réunions de travail, tous les partenaires doivent être connus, or, pour le CHR de Verviers rien n’est encore certain. Il y a eu de multiples rebondissements… »


André Deleuze, le président du Conseil d’administration du CHRH insiste : le fait de rejoindre le réseau public est très positif pour l’hôpital hutois.


« servir les habitants de Huy »


« Notre objectif est de servir les habitants de Huy et de la région et de conserver un véritable hôpital général. Nous ne voulons en aucun cas devenir la polyclinique d’un autre hôpital.

Le partage de compétence va être encore renforcé. En oncologie par exemple, les patients bénéficient déjà de toutes les compétences d’un hôpital universitaire et peuvent effectuer leur convalescence à Huy.

Dans d’autres domaines, tels que la dyalise ou la gastroplastie, nous sommes à la pointe et nous partageons nos compétences avec les hôpitaux du réseau. »


Si la décision de l’hôpital verviétois de rejoindre le CHU se confirme, le réseau public liégeois sera un véritable mastodonte. Dans le rapport d’activité 2018 du CHU, on peut lire que depuis son inauguration en 1987, « le CHU de Liège est devenu l’un des acteurs majeurs du monde hospitalier wallon ». Et il le deviendra encore bien plus avec la fusion en cours, qui sera entièrement clôturée pour janvier.


Car aux 6.100 salariés et 1.038 lits actuels du CHU, il faudra rajouter 4.400 salariés et 900 lits du CHR de la Citadelle, 1.900 personnes et 446 lits du CHR Verviers, 2.000 personnes et 427 lits du CH Bois de l’Abbaye, 1.500 personnes et 337 lits du CHR Huy, 845 personnes et 140 lits de la clinique André Renard (Herstal) et 2.500 salariés et 200 lits d’ISOSL (le Petit Bourgogne, l’Accueil à Lierneux…). Toutes ces institutions ont déjà décidé de rejoindre le CHU dans le cadre des réseaux hospitaliers locorégionaux.


Ce qui fait déjà un groupe pesant 19.245 salariés et 3.488 lits.

Et encore, Malmedy n’a pas encore pris sa décision, attendue pour le 20 novembre.

Si, comme il y a de fortes chances, la Cité du Cwarmê intégrait le réseau du CHU, il faudrait ajouter 350 salariés et 151 lits.

Soit un total de 19.595 salariés et 3.639 lits.

 

Par A.BT avec B.B

 

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