Un an après les élections, rencontre avec les nouveaux bourgmestres de l’arrondissement, aujourd'hui Modave

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Un an après les élections d’octobre 2018, rencontre avec les nouveaux bourgmestres de l’arrondissement. Comment assument-ils leurs nouvelles fonctions ? Ce qui a changé dans leur vie. Le second numéro de notre série est consacré à Eric Thomas, bourgmestre (OSE) de Modave.
Eric Thomas, comment avez-vous vécu cette première année de mayorat ?
Dans mon organisation politique et professionnelle, le 1er trimestre a été le plus difficile et le plus chargé. C’était très lourd, j’avais de longues journées de travail. Sinon, au niveau de la fonction, il n’y a pas eu de grandes difficultés. Pendant 6 ans (de 2012 à 2018, NDLR), j’ai été premier échevin, j’ai donc beaucoup travaillé aux côtés de la bourgmestre Jeanne Defays, par conséquent, je savais ce qui m’attendait.
Si vous deviez comparer la fonction de 1er échevin à celle de bourgmestre : du pareil au même ?
Non, pas du tout on est beaucoup plus interpellé en tant que bourgmestre. Au moindre conflit de voisinage, nous sommes consultés. Ceci dit, je n’ai pas à me plaindre. Modave reste une commune rurale très calme, où il n’y a pas beaucoup de problèmes. Je craignais d‘être dérangé nuit et jour, ce n’est pas le cas. Bien sûr, il y a plein de petites choses que j’ai dû apprendre dans cette nouvelle fonction. J’ai dû notamment traiter un problème de chiens maltraités. Ce n’est pas un cas qui nous est soumis tous les jours et en plus la loi venait de changer. Mais finalement, je m’attendais à plus de sollicitations et à plus de réunions. J’arrive à très bien gérer mon agenda maintenant.
D’un point de vue pratique, ce que la fonction de bourgmestre a changé dans votre vie ?
Vous devez savoir que j’ai eu mon premier GSM en devenant échevin, mais il restait toujours en bas. Le jour où je suis devenu bourgmestre, je l’ai pris avec moi dans ma chambre à coucher. Je dois être joignable 24 heures sur 24. Imaginez, un incendie, il faut reloger la famille, c’est le bourgmestre qui doit intervenir.
Comment parvenez-vous à concilier vos nouvelles fonctions politiques avec votre emploi d’expert-comptable chez Renory et Liège contenair terminal ?
Je suis quelqu’un de très organisé, très structuré. Dès mon élection, j’ai réduit mon temps de travail. Les mardi et jeudi, je suis à la commune. Il m’arrive parfois d’avoir des mails ou des communications téléphoniques de la Commune au travail. Parfois je dois aussi permuter les jours. Mais en général, cela se passe bien. J’ai la chance d’avoir un patron qui me soutient et qui accepte ma réduction du temps de travail, et la comprend. Je peux m’adapter pour autant que le travail au bureau soit réalisé.
La plupart des bourgmestres sont aujourd’hui présents sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas votre cas. Pourquoi cette réticence ?
Pendant la campagne électorale, tout le monde me disait il faut être sur les réseaux sociaux, j’ai prouvé que je pouvais être élu bourgmestre sans l’être. Cela ne me perturbe pas. Pour moi, c’est une manière de ne pas lire le fiel et les conneries qu’on peut parfois y déverser. J’entends en collège qu’on évoque ce qu’on dit sur Facebook, franchement, cela ne me donne pas envie d’y être.
Envisagez-vous une carrière politique à un autre échelon ?
Jamais. À 58 ans, c’est un peu tard pour viser un niveau plus haut. Puis j’ai toujours dit, le niveau communal, c’est celui qui m’attire le plus. Parce qu’il touche ses voisins et que la décision se voit directement sur le terrain.
Entre Jeanne Defays (bourgmestre sortante, ndlr) et vous, comment s’est déroulé le passage de flambeau ?
Vous lui demanderez mais personnellement très bien. Je garde d’excellents contacts avec elle et l’ambiance au sein du collège est très bonne.
Jeanne Defays: «Moins stressée pour le Rallye du Condroz»
Au lendemain du scrutin, Jeanne Defays élue avec 601 voix (3e score de la liste) contre 647 voix pour Eric Thomas, a dû céder son écharpe maïorale à ce dernier. Elle a hérité de la présidence de la CPAS « un poste qui me convient très bien, c’est un peu mon truc.  », assure-t-elle. « J’ai également conservé l’échevinat des aînés et de la santé, il y a du travail à faire. En général, mes journées sont bien remplies et il est rare que je n’ai pas quelque chose. »
Moins cependant que lorsqu’elle était bourgmestre : « Effectivement, j’ai pu récupérer un peu de temps pour ma famille, je passe des nuits plus paisibles et dans la mesure où mon remplacement est plus facile à gérer, je peux partir plus souvent en vacances. Mais surtout, j’ai beaucoup moins de soucis, et moins de rouspétances. En tant que présidente du CPAS, j’ai encore beaucoup de contacts mais ce n’est plus la même chose. Puis surtout, la fonction est moins stressante. Par exemple, pour le Rallye du Condroz qui a eu lieu ce week-end, je suis moins stressé que d’habitude car en cas d’accident ou de problème, en tant que bourgmestre, nous sommes en première ligne. ».

POM: ils sont 4 à découvrir une fonction
Dans l’opposition, le parti POM totalise 4 nouveaux conseillers.
Ils nous livrent leurs impressions après cette première année de mandat.
Valérie Degrijse  : « Je suis encore en phase d’apprentissage, mais j’apprends énormément. Cela prend beaucoup de temps, plus que ce que je m’attendais. »
Amal Sajid-Mathelot  : « On ne s’imagine pas ce que représente une commune, il y a beaucoup d’investissements, il faut être là pour tout le monde, c’est une grande découverte. En tant qu’infirmière indépendante, c’est autre chose mais l’écoute, très importante pour moi, est toujours là.
Florent Mignolet : « Une surprise ? Pas vraiment. Je ne marchais pas dans l’inconnu, j’avais déjà participé a des conseils en tant que spectateur, je savais comment ça fonctionnait. Ce qui change, ce sont les réunions préparatoires du conseil, il faut trouver le temps de s’organiser, de préparer les dossiers mais c’est un travail qui prend assez de temps mais qui est assez chouette. »
Gaëtan Di Bartolomeo  : « Je suis encore au stade de la découverte et de la phase apprentissage mais c’est très passionnant. Au niveau de mon organisation du temps, cela se passe plutôt bien. Je suis quelqu’un de très engagé, qui a pas mal d’activités, notamment au sein d’une asbl sportive, donc la gestion du temps je connais. ».
 
Par M-Cl.G.

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