Le centre Antipoisons reçoit de nombreux appels !!!

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Champignons: 400 intoxications

Qui dit automne dit champignons ! Et cette saison est propice à une balade dans les bois dans l’espoir d’en récolter un bon panier… Pourtant, tous ne sont pas comestibles et, malgré les précautions, le cueilleur n’est jamais à l’abri d’une intoxication.
Chaque année, le Centre Anti-poisons reçoit entre 300 et 500 appels relatifs aux intoxications par champignons. Ces appels concernent pour la plupart des accidents sans grande gravité, qui concernent des enfants ayant goûté un champignon du jardin ou vus lors d’une promenade. Dans d’autres cas, l’ingestion en quantité plus conséquente peut entraîner une intoxication sévère. Parmi les symptômes, on constate principalement des nausées, vomissements et diarrhées, mais certains symptômes varient d’un champignon à l’autre. Parfois, l’intoxication se manifeste même par des arythmies cardiaques, de la somnolence, de l’excitation ou des hallucinations.
Dans les cas les plus graves, l’ingestion de champignons vénéneux peut provoquer des lésions du foie ou des reins.
400 appels
Fin octobre, le Centre Anti-poisons avait déjà reçu 400 appels concernant des intoxications par champignons : un nombre très élevé par rapport aux 325 appels reçus sur toute l’année année 2018.
Un chiffre impressionnant, mais qui s’explique : « Cette année, il y a beaucoup de champignons grâce aux pluies abondantes de septembre et octobre. Et plus il y a de champignons, plus il y a d’intoxications », insiste Patrick De Cock, porte-parole du Centre Anti-poisons.
Quelques conseils
Pour éviter les intoxications sans renoncer à vous faire plaisir, la prudence est donc de mise.
« Surveillez les enfants pendant une promenade ou une sortie scolaire, car plus de la moitié des appels proviennent de parents ou d’enseignants inquiets dont les enfants ou élèves curieux cueillent des champignons et les mettent en bouche », insiste Patrick De Cock.
« Participez à une marche aux champignons ou à une formation de mycologie pour apprendre à les reconnaître. Ne vous contentez pas des photos, car de nombreux champignons vénéneux ressemblent à des champignons comestibles », conseille encore le porte-parole.
Le gel nuit aux champignons
Une fois sur place, par contre, il est indispensable d’analyser les champignons un par un : « Il suffit de quelques exemplaires toxiques dans un panier de comestibles pour entraîner une intoxication », avertit Patrick de Cock. « Récoltez uniquement des champignons sains, pas trop âgés. Évitez aussi ceux qui sont véreux, détrempés ou gelés : des champignons habituellement comestibles peuvent devenir toxiques une fois vieillis ou gelés ».
Sans compter l’outil pour la cueillette, à savoir un récipient bien aéré, comme un panier. Sont bannis par contre les sacs en plastique, dans lesquels les champignons s’altèrent très rapidement.
Une fois que vous êtes rentrés de la cueillette, il faut toujours rester vigilants lors de la préparation. En général, certains champignons comme les morilles et les amanites rougissantes ne se consomment pas crus : sans cuisson, ils sont toxiques. Pour être sûrs, quand vous cuisinez un champignon, il faut le faire cuire au moins 10 minutes, voire 30 pour ceux à consommer cuits.
En cas d’intoxication, la rapidité de l’intervention est fondamentale. Lorsque vous vous adressez au centre Anti-poisons, il est utile d’avoir une photo du champignon avalé, afin d’aider les professionnels qui devront vous aiguiller.
Par Lavinia Rotili

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