Il y a 60% des accidents qui se produisent dans l’obscurité, des feux défectueux ?

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Depuis le changement d’heure, la nuit tombe bien plus tôt sur le chemin de la maison au retour du travail. Touring reçoit régulièrement des plaintes sur le manque d’éclairage des véhicules.


La situation s’améliore, mais ce n’est pas encore la panacée. En ce début d’automne, Touring a réalisé une enquête sur le terrain, contrôlant un millier de véhicules à différents endroits de Belgique. À chaque fois, ses préposés ont vérifié si tous les feux avant, arrière et les stops fonctionnaient. « Il ressort qu’un conducteur sur dix n’était pas en ordre avec l’éclairage », chiffre Lorenzo Stefani, porte-parole de l’organisme de mobilité. Il n’est pas surpris par ce résultat. Régulièrement, Touring reçoit des plaintes à ce sujet.


« Un tel manquement met les autres usagers directement en danger et c’est très alarmant quand l’on sait que plus de 60 % des accidents se produisent dans l’obscurité », souligne Lorenzo Stefani. Il reconnaît que la situation s’améliore néanmoins. Jusqu’il y a peu, on tournait aux alentours de 20 % des véhicules qui n’étaient pas en ordre. « Cette baisse est sans doute due aux systèmes d’avertissement des nouveaux véhicules qui informent le conducteur quand un feu est défectueux », note-t-il. Cette avancée est contrebalancée par un parc automobile vieillissant et une durée d’utilisation toujours plus longue. En 2012, l’âge moyen d’une voiture était de 97 mois, contre 110 mois en 2018. Les voitures d’occasion remises en circulation sont toujours plus nombreuses. « En 2018, il y a 657.000 immatriculations de ce type, soit 100.000 de plus que pour les voitures neuves. Une des raisons de cette augmentation serait l’incertitude sur les motorisations autorisées dans le futur », avance notre interlocuteur.
Dans la foulée, Touring rappelle les près de 400.000 véhicules qui tombent sous le coup d’une carte rouge au contrôle technique pour des problèmes de feux. « Le problème des feux de croisement occupe le top 5 des manquements depuis des années, malgré le risque d’amende », déplore Lorenzo Stefani. L’amende est de 58 euros pour un feu défectueux et de 174 euros si on roule sans feux à l’avant ou à l’arrière. Quant à l’antibrouillard défaillant ou oublié, c’est 116 euros.
Pas une excuse
« Encore de trop nombreux conducteurs pensent que leurs feux ne servent qu’à mieux voir. Bien entendu, c’est important. À partir de 45 ans, nous avons besoin de deux fois plus de lumière qu’une personne de 20 ans », dit-il. Et le fait que les ampoules soient plus difficiles à remplacer soi-même sur les nouveaux modèles ne doit pas être une excuse pour ne rien faire.
Pour vérifier le bon fonctionnement des feux, il suffit de regarder leur reflet sur un mur ou dans une vitrine. Pour ce qui est de l’arrière, on demandera l’aide d’un passager en appuyant sur la pédale de frein, sans oublier d’activer la marche arrière. Un clignotant qui fonctionne trop vite trahit une lampe grillée ».

 


Par Yannick Hallet

 

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