Sur un an, cela représente entre 25 et 40 kilos de papier par boîte aux lettres.

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Chaque jour, des milliers de ménages wallons reçoivent dans leur boîte aux lettres des publicités ou des titres de presse gratuite. Sur un an, cela représente entre 25 et 40 kilos de papier par boîte aux lettres. Mais 19 % des Wallons ont décidé de faire un choix !
En matière de publicité, de nombreux ménages ont fait un choix. Depuis 2007, la Wallonie propose des autocollants « stop pub ». Ils permettent, selon la version apposée sur la boîte aux lettres, d’empêcher la distribution de publicité et/ou de la presse gratuite.
« Selon le baromètre de la prévention des déchets ménagers mené en 2018 en Wallonie sur un échantillon de 2.000 ménages, 19 % des ménages interrogés ont apposé l’autocollant « Stop pub » et 17 % souhaitaient l’apposer à l’avenir », a précisé la ministre de l’Environnement Céline Tellier (Écolo) qui était interrogée cette semaine au Parlement wallon sur le sujet par la députée MR Jacqueline Galant.
Si 17 % des Wallons désirent apposer cet autocollant, ils pourront désormais s’en procurer dans les bureaux de poste ou encore, dès la mi-novembre, dans les 11 Espaces Wallonie.
Quel impact ?
L’utilisation massive de ces stickers en amène une autre : quel impact cela a-t-il sur le recyclage ? Au Parlement wallon, la ministre Tellier a dévoilé quelques données qui permettent de constater que ces publicités ne représentant pas la majorité des papiers envoyés au recyclage. « Une analyse de la composition des déchets de papier et de carton recyclés en Wallonie a été réalisée en 2016 », a-t-elle précisé. « Celle-ci montre que le flux global collecté en parc à conteneurs et en porte-à-porte est constitué de 24 % de réclames et de prospectus, soit 44.480 tonnes, et de 6,6 % de presse gratuite, soit 12.230 tonnes. Les déchets de ce type retrouvés dans la poubelle résiduelle sont quant à eux marginaux, inférieurs à 2 %. »
Il n’arrête pas tout
Attention, l’autocollant « stop pub » ne concerne que la publicité non-adressée et la presse gratuite non-adressée. Si les imprimés qui arrivent dans votre boîte aux lettres reprennent vos nom, prénom et adresse, ils continueront à arriver. Une confusion qui touche de nombreux citoyens. « Parmi les citoyens ayant apposé l’autocollant, 79 % déclarent encore recevoir des publicités non désirées. Ce chiffre doit cependant être analysé avec précaution », estime la ministre Tellier. « En effet, son niveau élevé provient probablement d’une interprétation erronée, par le citoyen, de ce qu’est un écrit publicitaire non adressé. »
Si vous ne désirez plus recevoir de publicités nominatives, il est toujours possible de s’inscrire sur la liste « Robinson ». L’Association belge du marketing, qui gère cette liste, conseille alors aux entreprises de supprimer les adresses encodées de leurs bases de données respectives.
Enfin, il faut noter que les stickers « stop pub » ne feront pas barrage aux folders informatifs dont l’éditeur responsable est une autorité publique. Et vous continuerez toujours à recevoir des tracts électoraux.


Par Guillaume Barkhuysen

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