Plus on a des difficultés financières, moins on prend le temps de cuisiner ?

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Entre 2013 et 2019, avec moins 9 minutes et 33 secondes, ce sont les Belges ayant de fortes difficultés fiancières qui ont perdu le plus temps lors de la préparation du souper.

«Contrairement à ce que beaucoup de Belges pensent, on peut manger sainement pour pas cher.

L’excuse d’avoir un petit budget n’est est pas vraiment une.

Si on est dans cette situation, il est recommandé de faire ses menus à l’avance sur base des promotions et des produits de saison. On évite aussi de faire ses courses le ventre vide.

J’ai un jour aidé une dame qui avait du mal à gérer son budget. Je lui ai donné ces deux conseils, ainsi que celui de préparer en plus grande quantité et congeler.

Depuis, elle s’en sort mieux financièrement», réagit Émilie Legay.

«Les personnes ayant des difficultés financières ont plus vite tendance à acheter exclusivement des plats préparés, des produits blancs ou des snacks. Si cela semble moins cher au premier abord, la qualité nutritionnelle est rarement là.

Ils ont donc plus vite faim et se rabattent vers des sucreries. Ils ont aussi plus vite des soucis de santé comme du surpoids ou du diabète. Ces types d’alimentation sont loin d’être la bonne solution pour eux», ajoute une nutritionniste namuroise.

Après les personnes en difficulté arrivent ceux qui savent mettre beaucoup d’argent de côté (moins 8 minutes), les personnes isolées sans enfant et les 46 à 60 ans (avec respectivement moins 6 minutes). «Pour les personnes isolées, il est vrai qu’il est plus diffi cile de cuisiner rien que pour soi.

On peut donc leur conseiller d’opter pour des livraisons de repas, comme certains CPAS le proposent. Mais, il faut vérifier que leur préparation est réalisée en collaboration avec des diététiciens et des nutritionnistes afin de s’assurer d’avoir les apports nécessaires pour être en bonne santé», précise la diététicienne Émilie Legay.

18-30 ANS PLUS CONSCIENTS

Par contre, seuls les 18-30 ans restent plus longtemps en cuisine qu’en 2013.

Ils sont passés de 39 minutes à 40 minutes. «Ceci montre que les jeunes ont pris conscience des risques de certains aliments, ils préfèrent donc prendre plus de temps mais manger mieux. Certains n’hésitent pas à rogner sur le temps passé devant la télévision ou leur smartphone.

C’est un signal plus que positif », conclut la spécialiste. -

Par   ALISON V

 

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