Une Marchinoise de 16 ans victime du prédateur de Facebook

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En prononçant une peine avec sursis probatoire, en mars 2017, le tribunal correctionnel de Liège avait laissé une chance à Sullivan Loneux, né en 1996. Le prédateur de Facebook ne l’a pas saisie et il a fait des dizaines de nouvelles victimes, parmi lesquelles figure une Marchinoise dont il a partagé les photos dénudées.

C’est il y a cinq ans que Sullivan Loneux, 23 ans, a commencé ses activités délictueuses sur Facebook. Se faisant passer pour la représentante d’une agence de mannequins, notamment sous le pseudo de « Evy Raes », il faisait croire à des jeunes filles âgées parfois d’à peine 13 ans qu’elles avaient tout pour devenir des stars.

Il se faisait envoyer des photos d’elles, de plus en plus dénudées, et une fois les photos devenues très osées, il les faisait chanter en leur demandant des images carrément porno, sous peine de publier ce qu’il possédait déjà. Le Visétois avait bénéficié de sursis en 2017 (sur une peine de 15 mois de prison) mais en 2018, il avait récidivé et il avait été incarcéré. Libéré quelques mois plus tard, il avait encore recommencé.
 
Parmi ses victimes, une Marchinoise de 16 ans avait été approchée par une « agence de mannequins », via Facebook. La maman de la gamine, qui s’est constituée partie civile pour son enfant mineur, a expliqué que cette « agence » avait proposé à l’adolescente de défiler à Liège pour une marque de lingerie.

La maman avait autorisé sa fille à envoyer des images d’elle en sous-vêtements. Mais sa fille avait ensuite été contactée par la même personne, qui lui avait signifié que si elle ne lui envoyait pas d’autres photos d’elle nue, elle diffuserait les images déjà en sa possession. La jeune Marchinoise avait de suite envoyé des photos dénudées, et elle n’en avait parlé à sa mère qu’après.

L’année suivante, cette dernière avait été contactée par la maman d’une connaissance de sa fille qui lui avait expliqué que Sullivan Loneux lui avait montré les photos dénudées, conservées dans son GSM, et qu’il les lui avait même envoyées.

7 ans de prison assortis de 5 ans de mise à disposition

Sous la menace de diffusion d’images, le Visétois a commis trois viols. Des photos de dizaines d’autres jeunes filles dénudées, parfois très jeunes, ont été retrouvées dans son GSM, ce qui lui a valu une prévention de pédopornographie.

Le tribunal a, dans son jugement, épinglé « la perversité et le machiavélisme » du prévenu, qui écope de sept ans de prison, assortis de cinq ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines. Au civil, la victime marchinoise obtient 1 euro provisionnel. « La sévérité de la peine ne nous étonne pas eu égard aux antécédents de notre client », réagissent Me Molders-Pierre et Gorlé, à la défense. On ignore encore s’il y aura appel.
 
Par LWs 
 

 

 

 

Le pervers de Facebook Véritable prédateur des réseaux sociaux, il totalise un très grand nombre de victimes.clic ici

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