Le SOS de Liège à la Région pour les Bus TEC annulés

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Le TEC Liège a encore supprimé plusieurs lignes ces lundi et mardi. Le débat s’est invité au conseil communal.
 
Willy Demeyer, le bourgmestre liégeois, a écrit au ministre Henry pour réclamer l’aide du gouvernement wallon.
Les jours se suivent et se ressemblent pour les usagers des bus du TEC Liège.
 
Depuis près de deux semaines, des problèmes récurrents avec les véhicules contraignent en effet le TEC à supprimer des parcours.
 
C’était déjà le cas voici une dizaine de jours, quand une quarantaine de bus avaient été supprimés sur neuf lignes différentes. La ligne 1, qui relie Coronmeuse aux Guillemins, s’était ainsi vue amputée de 18 voyages !
 
La ligne 4, la boucle urbaine de la ville, en avait cinq de moins. Même traitement pour la ligne 24 qui relie la place Saint-Lambert à Vottem, qui se voyait retirer 13 voyages ! Sans oublier les lignes 12, 16, 138, 58, 7 et 70, elles aussi touchées le même jour.

Et ce mardi, rebelote. La ligne 1 est à nouveau impactée, avec 12 voyages annulés, tout comme la ligne 4. Ont également été touchées les lignes 5 (4 voyages), 6 (6), 12 (15 trajets) et 17, qui détient le record avec 24 voyages annulés. La veille, huit lignes liégeoises avaient également connu des suppressions…
 
État du matériel et manque de chauffeurs

Une situation qui a évidemment le don d’irriter les Liégeois. Une pétition adressée au ministre wallon des Transports, Philippe Henry, et initiée par le conseiller communal MR Fabrice Drèze, a ainsi déjà récolté près de 700 signatures.
Tout comme la CGSP, il impute en grande partie ces différents problèmes à l’état du matériel roulant et au manque de chauffeurs.

« Il faut avouer que nous rencontrons un problème au niveau du parc de véhicules. Les anciens bus arrivent en fin de vie et sont donc susceptibles de tomber très souvent en panne.
 
En plus de cela, les nouveaux bus, notamment hybrides, connaissent des problèmes de jeunesse.
 
Et aujourd’hui, lorsqu’un bus tombe en panne nous n’avons plus de bus de réserve pour remplacer ceux à l’arrêt », soulignait ainsi dans nos pages Dona Balbo, secrétaire régionale CGSP au TEC.

Ce dossier est également arrivé sur la table du conseil communal de Liège, via l’interpellation de la conseillère PTB Céline Fassotte.
 
Qui plaidait pour la mise en place de plusieurs solutions : une dotation spéciale octroyée par le gouvernement pour compenser les conséquences du chantier du tram, des mesures pour fluidifier le trafic et la location de bus supplémentaires pour compenser les soucis techniques que connaissent les véhicules du TEC.
 
Demeyer se plaint de la situation au ministre

S’il a balayé l’idée des bus supplémentaires « C’est compliqué. D’autant que ces bus n’existent pas » – Willy Demeyer a toutefois confirmé que des mesures méritaient d’être prises.
 
Mesures qu’il a d’ailleurs déjà initiées : « Face à cette situation, j’ai écrit le 14 octobre dernier au ministre concerné pour me plaindre de la situation, précisait-il.
 
En effet, alors que nous réclamons une offre supplémentaire dans le cadre du chantier du tram, dans les faits cette offre diminue. »
 
« Ce problème affecte plus de 600.000 habitants »

Et le bourgmestre liégeois de terminer son courrier au ministre Henry : « Je ne doute pas, en fonction de votre indéfectible soutien aux transports en commun, que vous mettrez tout en œuvre pour régler ce grave problème qui affecte plus de 600.000 habitants en région liégeoise. »
 
La balle est donc maintenant dans le camp du ministre écolo de la Mobilité. Par ailleurs liégeois lui aussi…
 
PAR GEOFFREY WOLFF
 
 

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