le Belge demeure le champion des flashés en France

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L’année dernière, 418.535 Belges ont été flashés en France, soit une baisse de 9 % par rapport à 2017 (459.821 verbalisations). Une baisse logique. La colère des Gilets jaunes et des opposants à l’abaissement de la vitesse de 90 à 80 % sur les routes secondaires s’est déchaînée en partie sur les radars fixes installés le long des routes de l’Hexagone.

Le taux de disponibilité des équipes fixes, y compris les radars tronçon est tombé de 92,7 % en 2017 à 85,6 % selon le rapport annuel 2018 de l’Antai, l’Agence nationale de traitement automatique des amendes routières en France. Les radars feux rouges et passages à niveau n’ont pas été épargnés non plus. Au 31 décembre 2018, il n’y en avait plus que 83,8 % (90,9 % en 2017).

Après avoir connu une hausse continue depuis 2013, 2018 a enregistré une baisse spectaculaire des contraventions du contrôle automatisé en 2018 : 14,07 millions contre 17,03 en 2017. On parle ici de tous les conducteurs verbalisés, les Français et toutes les autres nationalités.

Gare aux Lituaniens

Pour en revenir aux étrangers, le Belge devance largement l’Espagnol (394.186), l’Allemand (348.098), le Hollandais (329.783) et l’Italien (326.369). On notera la « belle » prestation du Luxembourgeois avec 63.017 infractions alors que la principauté ne compte qu’un peu plus de 600.000 habitants. Un peu plus d’un Grand-Ducal sur dix (bébés et vieillards compris) a donc été verbalisé outre-Quiévrain. Mais ce n’est rien par rapport au Lituanien, qui pourtant n’habite pas la porte à côté. Avec une population d’un peu plus de 2,8 millions d’habitants, il totalise 48.666 infractions, soit proportionnellement un taux de 17 %. Les camionneurs pèsent probablement dans cette surprésentation.

Même les micro-États figurent dans les statistiques de l’Antai, avec 948 infractions commises par des ressortissants de Monaco et 783 par leurs homologues d’Andorre. En tout, la France a passé des accords avec 18 pays pour envoyer des avis de contravention. Au total, 2,9 millions de p.-v. ont ainsi pris le chemin de l’étranger dont 2,3 millions au sein de l’Union européenne.

À noter qu’une convention spécifique existe entre la Belgique et la France, elle permet des échanges d’informations relatives aux infractions dans le cadre d’un procès-verbal électronique. Le dispositif a été activé 34.287 fois l’année dernière.

 

Par Yannick Hallet

 

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