Des consultations pour arrêter l’e-cigarette

Lien permanent

Le tabac, le CHR de Liège en fait son combat depuis 20 ans.

Mais ces dernières années, les fumeurs ont découvert une nouvelle sorte de cigarette: la cigarette électronique. Moins nocive, elle engendre une dépendance.

Pour la première fois en Belgique, l’hôpital liégeois a ouvert des consultations spécialement dédiées à l’e-cigarette.
Cela fait une vingtaine d’années que le CHR de Liège œuvre pour aider ses patients à se sevrer du tabac.

Plusieurs actions et projets sont menés afin de proposer différents accompagnements.

Mais avec l’arrivée de la cigarette électronique, l’hôpital a voulu s’adapter aux nouvelles réalités.


Depuis deux semaines, le CHR a donc ouvert des consultations spécialement dédiées aux « vapoteuses ». L’équipe se compose de deux tabacologues et d’un médecin pneumologue-tabacologue. Cette initiative, unique en Belgique en milieu hospitalier, a plusieurs objectifs.


Trois types de patients


« Nous allons recevoir trois types de patients », explique Adrien Meunier, également tabacologue pour le CHR de Liège. « Soit des personnes qui se posent des questions sur l’utilisation de l’e-cigarette ; soit des fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer, qui ont acheté une vapote pour y arriver mais qui n’ont pas adhéré ; soit des gens qui désirent se sevrer de celle-ci », détaille-t-il.


Concrètement, les fumeurs désireux de se sevrer du tabac en passant par la cigarette électronique (moins nocive) pourront bénéficier d’un accompagnement.


bien doser les produits
« On va les aider à l’utiliser de manière adéquate », précise Adrien Meunier. Et Marie-Christine Servais d’enchaîner : « Le but, ça va être de diminuer la dose de nicotine par pallier jusqu’à ce que le patient arrête totalement de fumer et de vapoter. Souvent, on va commencer par un taux élevé de nicotine pour ne pas que le patient vapote toute la journée ».


Lors de la première consultation, tout va être analysé par les tabacologues : est-ce que le patient fume encore du tabac classique ? Quelle est sa dépendance ? Quels arômes utilise-t-il ? etc. Tout cela est très important pour l’accompagnement cognitivo-comportemental.


Sensibiliser aux dangers


« On a aussi un rôle de sensibilisation. C’est un produit récent, il faut expliquer ses dangers. La dépendance est moins forte avec la cigarette électronique mais elle existe », complète Adrien Meunier.


En effet, la cigarette électronique demande aussi un suivi. Par exemple, certains arômes sont bien plus nocifs que d’autres. « C’est le cas des goûts comme pop-corn, beurre salé, caramel ou encore barbapapa », continue le tabacologue.


Néanmoins, l’e-cigarette comporte moins de risque que le tabac (4000 substances toxiques dans une cigarette classique contre six substances potentiellement toxiques dans une vapote).


objectif : zéro dépendance


« Parfois, on a des patients qui ont déjà essayé des patchs ou des comprimés pour arrêter de fumer mais qui malgré cela, n’y arrivent pas. Ils veulent alors utiliser la vapote comme substitut. L’idée, c’est d’encadrer ces patients pour ne pas qu’ils en dépendent sur le long terme », ajoute Marie-Christine Servais.


Difficile de savoir combien de temps dure la thérapie car tout dépend du patient. Mais selon les tabacologues, il faut compter entre trois mois et un an.


Ces consultations se déroulent le jeudi après-midi au CHR de Liège, et sont remboursées par la mutuelle.

Par Victorine Michel

 

 

      Source 


  

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel