Le pervers de Facebook Véritable prédateur des réseaux sociaux, il totalise un très grand nombre de victimes.

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Une peine de huit ans de prison a été requise, ce mercredi au tribunal correctionnel de Liège, à l’encontre de Sullivan Loneux, un Visétois de 23 ans que l’on surnomme « le pervers de Facebook ». Véritable prédateur des réseaux sociaux, il totalise un très grand nombre de victimes.

Sullivan Loneux ne sait pas s’arrêter d’adopter un comportement de prédateur sexuel : tel est le constat dressé par la substitut Nathalie Vandeweerd, ce mercredi au tribunal correctionnel.

À 18 ans déjà, il surfait sur Facebook en se faisant passer pour une agence de mannequins. Cherchant des jeunes filles qui semblaient aimer poser, il leur disait combien elles étaient jolies et leur assurait qu’elles pouvaient avoir une grande carrière dans le mannequinat. Il leur demandait quelques photos, puis une fois ses cibles mises en confiance, il sollicitait des photos dénudées. Si elles en envoyaient, le piège se refermait : exerçant un odieux chantage, il demandait des images toujours plus « hard », sous peine de diffuser ce qu’il avait déjà…
 
 
Il avait agi ainsi en 2015 et 2016, jusqu’au jour où il avait sollicité d’une des jeunes filles qu’elle entretienne des rapports sexuels avec ce qu’il appelait « un ami à lui », et qui n’était autre que lui-même. Elle avait déposé plainte ; il avait écopé de 15 mois avec sursis en mars 2017.

Arrêté en février 2018

Mais en février 2018, il a été arrêté pour avoir de nouveau extorqué argent et/ou images pornographiques auprès de jeunes victimes, parfois de moins de 16 ans. Il aurait réclamé jusqu’à plusieurs centaines d’euros à chacune des filles, pour ne pas leur imposer l’humiliation de la publication de leurs photos dénudées. Il avait été placé en détention sous bracelet durant un mois, puis il avait été libéré en attendant son nouveau procès. Une fois dehors, c’était reparti : il a changé de mode opératoire et s’est inscrit sur un site de rencontres gay en se faisant passer pour une femme cherchant une partenaire. L’une d’entre elles, piégée après avoir envoyé des photos, a finalement été contrainte d’entretenir des rapports sexuels avec lui.

La substitut a souligné l’absence de prise de conscience, la récidive, la dangerosité de ce jeune prédateur. Il faut, a-t-elle expliqué, protéger la société avec une peine de prison de longue durée. À la défense, Me Molders-Pierre et Me Gorlé ont exposé que leur client, même après une longue peine, sera encore jeune en sortant : pour eux, il faut un sursis probatoire qui permette un suivi très strict, difficile voire impossible en prison. Me Molders-Pierre a ainsi sollicité une peine de cinq ans dont deux avec sursis probatoire. Jugement le 23 octobre
 

Par LWs

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