Pour des crèches zéro plastique

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Pour la ministre, il est plus que jamais nécessaire de combattre l’usage du plastique. À la fois pour des questions de santé, mais aussi d’environnement. « Nos milieux d’accueil devraient être les premières zones sans plastique », annonce-t-elle. « C’est en ce sens que je travaillerai. » L’objectif est ici de limiter l’exposition au plastique dès le plus jeune âge, « les effets de l’exposition à long terme n’étant pas encore connus », précise le porte-parole Nicolas Parent.

Verre, inox, faïence…

La question de l’usage du plastique et de ses alternatives a déjà fait l’objet d’une réflexion au sein de l’ONE. Selon lui, il est tout à fait possible de remplacer le plastique par du verre, de la faïence ou de l’inox. Il conseille également de privilégier des récipients en verre ou en pyrex plutôt qu’en plastique, pour éviter tout risque de migration dans la nourriture. « Ces alternatives existent déjà dans des crèches », précise-t-on au cabinet de la ministre. « Deux éco-crèches ont été récemment inaugurées en région bruxelloise. Elles sont la preuve que l’écoconsommation est possible en milieux d’accueil et en plus, sans impact financier. »

Mais ces recommandations ne suffisent pas, selon Bénédicte Linard. « C’est pourquoi je demanderai à l’ONE de mieux mettre en avant les alternatives dont l’efficacité est d’ores et déjà prouvée dans les milieux d’accueil et de donner des exemples concrets de communes belges ou étrangères où le plastique a totalement été abandonné. Ceci peut impliquer une remise en cause du recours à la liaison froide lors des préparations alimentaires. » En liaison froide, les plats préparés en cuisine centrale subissent une réfrigération rapide avant d’être stockés à basse température.

La première étape sera donc la sensibilisation et l’accompagnement. « Sur le principe, il devrait y avoir un consensus du personnel des crèches qui agit pour le bien des enfants », commente Nicolas Parent. « Sur l’application des mesures, après concertation avec le secteur, cela pourrait in fine faire l’objet de contraintes réglementaires. Une sorte de phasing-out, comme pour les pesticides. » Bénédicte Linard chargera l’ONE d’évaluer l’opportunité. La ministre n’exclut pas non plus de mettre en place des incitants. Primes, appels à projets, charte… Le choix est grand. Mais pour l’instant, rien n’est encore décidé.

Pour Sabrina Berhin

 

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