C’est le début du rush chez les dentistes pour continuer à être remboursé

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Dans une récente enquête menée par Solidaris, on découvre que 39,8% des Belges avaient dû au moins renoncer à un soin dentaire par manque d’argent. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter avec les années: il a bondi de 4% en à peine 4 ans. En cause, le nouveau système de remboursement. «On peut faire le lien avec l’impact du trajet de soins buccaux instauré en 2016.

Dans 3 cas sur 10, le patient ayant consulté un dentiste en 2017 n’a pas eu de contact l’année précédente et s’est donc vu facturer un ticket modérateur majoré: cela engendre un surcoût financier de 27 euros par patient en moyenne mais qui monte à plus de 35 euros pour 1 patient sur 4 et dépasse 83 euros pour 5% d’entre eux.

Ce système pénalise surtout les populations plus précarisées qui sont justement celles qui «sous-consomment» ces soins, de sorte qu’in fine les soins dentaires préventifs deviennent encore plus chers et inaccessibles pour une frange de la population déjà affaiblie sur le plan socio-économique», s’inquiète-t-on chez Solidaris.


PLUS TÔT QUE PRÉVU

Un système de remboursement que les Belges ont bien compris mais qu’ils n’anticipent pas assez! «Comme chaque année, le rush a commencé. Les patients appellent maintenant pour effectuer leur visite de contrôle annuelle. Mais, les agendas de certains dentistes sont pleins, voire quasiment, jusqu’à la fin de
l’année», nous explique Catherine, secrétaire d’un cabinet dentaire.

«C’est surtout à la fin octobre que les personnes se réveillent. Et là, il est souvent trop tard. Si les dentistes gardent quelques plages horaires libres pour les urgences, celles pour les simples visites sont pleines. Si vous avez oublié, c’est donc maintenant qu’il faut appeler pour votre rendez-vous!».


DES HEURES SUP

Certains dentistes contactés avouent devoir étendre leurs horaires en novembre et décembre. «Si durant les grandes vacances, en été, c’est le calme plat, avant les fêtes, c’est la course. Je dois ouvrir mon cabinet plus tôt le matin mais aussi plus tard le soir. Je peux aussi travailler certains week-ends», nous confie un dentiste montois.

«On reçoit également, durant cette période, pas mal de nouveaux patients. Ils se sont vu refuser un rendez-vous chez leur praticien habituel car ils s’y sont pris trop tard». Rappelons que ces problèmes de rendez-vous touchent principalement les régions qui connaissent une pénurie de dentistes, comme la province de Luxembourg. «À Bruxelles et à Liège, sera bien plus facile pour les retardataires de trouver quelqu’un pour avoir un rendez-vous à temps.

À Arlon, à Tournai ou encore à Thuin, ce sera bien plus compliqué», conclut la secrétaire d’un cabinet dentaire.

Par ALISON VERLAET

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