RÉSEAUX SOCIAUX ET ADOS ?

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Les réseaux sociaux offrent de formidables opportunités à condition de connaître leur mode de fonctionnement

Etre présent sur les réseaux sociaux, c’est une évidence pour nos ados. Ils leur permettent d’échanger avec leurs camarades de classe et d’étendre leurs savoirs.

Mais les plus jeunes ne se rendent pas toujours compte des mécaniques qui se cachent derrière.
Instagram interdit aux moins de 13 ans ?

En théorie seulement… Les jeunes sont aujourd’hui nombreux à transgresser la règle.
«C’est le propre des ados», sourit Damien Van Achter, expert en média numérique.

«En interdisant, on crée l’envie.» Au final, être présent sur un réseau social du haut de ses 12 ans n’est pas problématique en soi. «Tout dépend de l’usage qu’on en fait. Un couteau, par exemple, ça permet de découper, de faire des choses sympas. Mais ça peut aussi être utilisé comme une arme…» Les réseaux sociaux, c’est pareil.

«Il y a des risques, mais les principaux risques c’est de ne pas être au courant de comment ça marche», explique-t-il. Internet, la sphère publique Une règle prime sur toutes les autres avec les réseaux sociaux: ne jamais publier, écrire, commenter des choses si l’on souhaite qu’elles restent dans la sphère privée.

«Même si vous avez l’impression d’être amis, les amis d’aujourd’hui ne sont pas forcément ceux de demain. On peut se disputer. Internet, c’est la sphère publique.»
Et une fois qu’une information est dévoilée dans la sphère publique, «on n’a d’autre choix que de l’assumer quand elle nous reviendra en pleine figure».

La prudence est donc de mise. Mais comme Damien Van Achter le souligne d’emblée, les réseaux sociaux offrent d’innombrables possibilités. Et c’est ça qu’il faut saisir.

«Les ados doivent profiter au maximum des opportunités du numérique pour apprendre des choses, discuter avec des gens à l’autre bout du monde. Jamais nous n’avons eu accès à des savoirs aussi grands!» Les jeunes – et leurs parents – ne doivent donc pas craindre les réseaux sociaux mais apprendre à les comprendre et à les utiliser, à en décoder les codes. Et surtout, à ne pas se laisser les réseaux sociaux impacter la vie réelle.

Prenons le principe des flammes sur Snapchat.

Ces flammes qui apparaissent entre deux utilisateurs signifient que vous avez échangé de nombreux snaps entre vous.

«Ça devient addictif. Certains ados ont tellement peur de la perdre qu’ils donnent leur mot de passe à leurs frères et sœurs par exemple pour entretenir la flamme lorsqu’ils sont à l’étranger.

Tout ça parce que, dans leur esprit, perdre une flamme reviendrait à perdre un ami. Alors que tout ça n’est qu’une construction mentale.» Les réseaux sociaux font aujourd’hui partie intégrante de la vie de nos ados.

À côté d’Instagram, Snapchat et Facebook, une nouvelle appli a vu le jour: TikTok.

Fondée sur le partage de courtes vidéos, elle figure dans le top 3 des applications de divertissement aujourd’hui. «Derrière, nous retrouvons une entreprise chinoise», met en garde Damien Van Achter.

«Leurs rapports à la vie privée sont différents. Je ne serais pas surpris que le prochain grand scandale en matière de protection de la vie privée vienne de cette application…»

Par SABRINA BERHIN

DES INFOS QUI DÉRANGENT « Parents et enfants doivent en discuter »

Le harcèlement à l’école a toujours existé. Mais les réseaux sociaux n’ont-ils pas amplifié le phénomène ?

«Avec les réseaux sociaux, l’école ne se termine plus à 15h30.

Et une conversation qui a commencé à l’école peut se poursuivre à 15h32, pendant la soirée et même durant la nuit entière.

Le harcèlement a augmenté parce que les réseaux sociaux permettent de faire circuler l’information », rapporte Damien Van Achter qui, encore une fois, préfère voir les opportunités aux risques. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire.

Et si un conseil peut être donné aux jeunes utilisateurs, c’est de ne pas hésiter à en parler avec leurs parents.

«Il faut communiquer avec eux.

Les parents peuvent tout entendre parce qu’ils aiment leurs enfants. Et ils feront tout pour chercher des solutions avec eux.»

À côté des faits de harcèlement, les réseaux sociaux peuvent également donner accès à des informations dérangeantes.

« Il ne faut pas garder cela pour soi.

La meilleure attitude à avoir est d’en parler. Même si les adultes s’y connaissent moins bien que les plus jeunes, ils ont certainement des choses à leur apprendre.»

Le retour des messages vocaux

En utilisant les réseaux sociaux, les ados ne cherchent rien d’autre qu’un moyen de dialoguer avec leurs amis. « Etre en contact permanent mais ses camarades de classe ou ses copains des activités extrascolaires, c’est quelque chose d’important.

C’est pourquoi on remarque que c’est principalement l’option de messagerie qui est utilisée par les jeunes.»
Aujourd’hui, disposer d’une option de messagerie est l’indispensable des réseaux sociaux.

Mais ici, pas question d’envoyer de traditionnels messages écrits. Sur les réseaux sociaux, les messages sont plutôt visuels voire sonores. De façon étonnante, on assiste à un retour aux messages vocaux.

« On ne les écoute plus sur notre boîte vocale mais par contre, on s’en envoie par Facebook ou Whatsapp. »

La voix reste aujourd’hui le meilleur moyen pour faire passer un message. Avec la voix, pas de doute sur l’intention ou les émotions qui animent le destinateur

 

Par SABRINA BERHIN

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