Cherche d’urgence une trentaine de conducteurs de bus.

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Emploi: le TEC va recruter 200 chauffeurs en 2020

« Le taux d’échec à nos examens, le permis de conduire un bus et de certificat de capacité, est élevé alors que nous avons déjà fait un tri lors des entretiens d’embauche et que nous les avons formés dans nos propres auto-écoles », constate Stéphane Thiery, directeur marketing de l’Opérateur de transport de Wallonie, le nom administratif du TEC. L’OTW peine à recruter. «Les collègues de la Stib à Bruxelles rencontrent les mêmes difficultés.  Pour l’instant, nous faisons face à une pénurie de personnel. Il nous manque une trentaine de chauffeurs dont une vingtaine dans la région de Liège. Nous nous sommes arrangés avec nos conducteurs dans le respect de la législation, mais cela ne peut pas durer », reconnaît le porte-parole du TEC.

En marge de cette pénurie, 200 engagements de chauffeurs sont déjà planifiés pour 2020. « Ce chiffre correspondra à nos besoins… s’ils restent constants », précise notre interlocuteur, faisant référence à la déclaration de politique du nouveau gouvernement wallon. « Les orientations sont très ambitieuses au niveau de l’impact environnemental de l’activité économique et de la mobilité. Pour y arriver, il va falloir investir massivement dans le matériel roulant et le type de motorisation afin d’améliorer la quantité et la qualité de l’offre. Nous devrons donc augmenter notre nombre de chauffeurs », annonce Stéphane Thiery.

Les débouchés sont appelés à se développer. Intéressé ? « Nous cherchons des personnes ayant le sens des responsabilités. La conduite s’effectue dans un environnement parfois difficile, notamment en ville, et il faut gérer les passagers, tout en leur donnant des informations. Le chauffeur est une sorte de commandant de bord », résume le porte-parole. Pour postuler, il faut avoir au moins 21 ans et être titulaire d’un permis voiture. Le candidat est rémunépendant sa formation (12,9 euros brut de l’heure). Par la suite, il gagnera près de 14 € de l’heure après six mois d’expérience. La sélection est rigoureuse car il faut être fiable en termes du respect des horaires et accepter le contact avec une clientèle très variée.

Des spécialistes de l’hybride

Le TEC ne compte pas étoffer ses effectifs rien qu’avec de nouveaux chauffeurs. Toujours en 2020, il veut embaucher quelques dizaines de techniciens (électromécanique, électronique, carrosserie, etc.) pour s’occuper du parc. Un diplôme A2 ou A3, ou l’équivalence en expérience professionnelle est requis. « Nous venons d’acquérir 300 bus hybrides. Nous allons aussi avoir besoin de spécialistes dans ce domaine. En rentrant chez nous, on est appelé à travailler sur les technologies de l’avenir », assure Stéphane Thiery. Tout comme pour les chauffeurs, l’impulsion attendue de la Région pour le TEC devrait ouvrir de nouvelles opportunités d’emplois.

« En 2020 et durant les années suivantes, notre troisième pilier pour le recrutement sera la digitalisation », pointe le directeur marketing de l’OTW. D’une part, il faudra des pros de l’informatique pour la gestion des infrastructures et de l’équipement technologique embarqué à bord. Une quinzaine de spécialistes sont recherchés dans ce domaine. D’autre part, il faut accompagner le voyageur tout au long de son parcours de client, en l’informant sur les perturbations ou les retards notamment via les réseaux sociaux. Cela passe aussi par la digitalisation des ventes et le développement d’applications. Ici, on parle d’un maximum une vingtaine de recrutements à l’horizon 2025.

« L’enjeu est de passer de 4 à 10 % la part des déplacements en transports en commun pour 2030. Il va falloir aller chercher des automobilistes, tout en veillant à la qualité du service pour les usagers », conclut Stéphane Thiery.

Par Yannick Hallet        Source

 

 

Commentaires

  • Si vous avez besoin de chauffeurs, vous aurez peut-être besoin de moi, je croise les doigts.

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