NOUVEAU SERVICE DANS LE RÉSEAU WALLONIE-BRUXELLES ENSEIGNEMENT

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Avec les projets qui se développent au travers du Pacte d’excellence, les directeurs acquièrent plus d’autonomie mais aussi plus de responsabilités. C’est dire si un petit coup de pouce est parfois bienvenu. Le réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement, qui gère les écoles du réseau officiel, auparavant sous la tutelle de la ministre de l’Éducation, vient de lancer un nouveau service à l’intention de ses directeurs (et directrices) : ils peuvent être coachés.

On parle souvent du coaching des enseignants, moins de celui des directions. Un service auquel elles peuvent faire appel en toute confiance, puisque la circulaire que chaque directeur et directrice vient de recevoir précise « qu’aucun lien ne sera établi avec la Direction des Affaires disciplinaires. La demande sera gérée par la Cellule coaching, en autonomie, sans en référer à la hiérarchie ».

Aide « anonyme »

« Il y aura un suivi quantitatif qui servira à évaluer le développement de ce service, en fonction aussi des attentes des intéressés, mais aucun nom n’y figurera », jure Corine Limmelette qui coordonne le service et est-elle même coach. Des coaches que la Fondation Roi Baudouin a formés pendant deux ans.

Que peuvent attendre les directeurs comme soutien ? Une aide pour résoudre un problème lié à la discipline ? Une solution clé sur porte pour un projet d’établissement ? Un coup de pouce bien utile dans l’élaboration des plans de pilotage qui incombent à chaque direction ?

Pas vraiment. « Le dispositif remplit essentiellement un rôle d’accompagnement basé sur l’écoute qui doit faire en sorte que le coaché, par la construction des échanges, puisse trouver sa solution, celle la plus adaptée à sa situation, ses capacités, ses croyances, ses enjeux ou sa situation », reprend Mme Limmelette. « Le coaching, loin de proposer des solutions toutes faites, aide le coaché à mieux se comprendre quant à ses manières de penser, ses émotions, ses comportements ; il l’aide à prendre conscience des facteurs personnels qui le limitent dans la réalisation des différents aspects de son leadership. Il conduit à la recherche de son autonomie, du déploiement de ses talents et du développement personnel… »

Pas un consultant

Le coach vient donc pour aider le directeur à trouver une solution, « mais il est important que celui-ci ait déjà tenté des choses, même si elles n’ont pas fonctionné. Il se trouve alors dans une impasse et c’est là que l’on peut intervenir », précise Corine Limmelette. « Le coach n’est ni un consultant, ni un conseiller, il ne cherche pas la solution à la place du directeur. »

Le service vient à peine d’être lancé, mais il y a déjà des demandes. Pour avoir écouté des directeurs nous raconter leur mal-être ces dernières années, cela n’a rien de surprenant… Même si cela ne va pas réduire le poids de la charge administrative dont ils se plaignent parfois.

Par DIDIER SWYSEN

 

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