Le boom des banques virtuelles

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À côté des banques classiques qui offrent des services digitaux via leur application mobile, ces dernières années ont vu naître des « neobanques ». Ici, pas d’agence, pas de distributeur, pas de guichet, juste des interfaces digitales.

En Belgique, nous retrouvons notamment Keytrade Bank, Hello bank ! (marque déposée par BNP Paribas Fortis, NDLR), Revolut et N26. Si la dernière citée ne compte « que » 10.000 clients, les autres présentent des chiffres en pleine explosion. KeyTrade Bank annonçait pour sa part déjà 300.000 clients belges en 2017, tandis que l’offre Hello bank ! séduit, en 2019, quelque 500.000 clients. Revolut, le petit dernier arrivé à la fin 2017, présente quant à lui une croissance pour le moins rapide. « Nous comptons actuellement 70.000 clients en Belgique », rapporte Kiran Wylie, responsable communication. « En janvier 2019, nous étions à 32.000. »

Pour le client, rejoindre une banque virtuelle ne change rien au niveau de la sécurité. « Les banques virtuelles sont soumises aux mêmes réglementations. Ils ont donc les mêmes garanties que lorsqu’ils déposent leur argent sur leur compte en banque classique », assure Rodolphe de Pierpont, porte-parole de Febelfin.

Retraits d’argent payants

Les différences peuvent plutôt venir des services proposés mais surtout des conditions pour y avoir accès. Prenons l’exemple des retraits d’argent. Chez Keytrade Bank et Hello bank !, des cartes Maestro vous permettent de vous rendre dans n’importe quel distributeur, autant de fois que cela vous chante. Par contre, chez N26, seuls les 5 premiers retraits sont gratuits. Après quoi vous payerez deux euros par retrait. Avec Revolut, c’est gratuit jusqu’à 200 euros par mois et vous perdrez par la suite 2 % par retrait.

Autre point d’attention : sans carte Maestro et avec uniquement une carte de crédit, pas toujours possible non plus de payer en magasin. D’autant que, même si le paiement sans contact se développe de plus en plus, il n’est pas encore disponible partout.

Le principal frein reste probablement l’absence d’agences physiques. Les opérations du quotidien peuvent s’effectuer en ligne facilement mais si l’on a besoin d’un conseil, lors de l’achat d’une maison par exemple, c’est parfois plus compliqué.

Enfin, une question subsiste toutefois pour Revolut qui se trouve en Grande-Bretagne. En cas de Brexit sans accord, la situation pourrait devenir compliquée pour ses clients belges et européens. Une crainte que balaie la banque britannique : « L’an dernier, nous avons mis en place une nouvelle entité européenne pour faire face à un éventuel Brexit dur. Si tel était le cas, nous transférerions nos clients vers cette nouvelle entité pour qu’ils continuent à utiliser toutes les fonctionnalités de Revolut. »

Par SABRINA BERHIN

 

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