SERVICE PUBLIC DE WALLONIE CHERCHE D'URGENCE COLLABORATEURS

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Et plus de 70 emplois disponibles dès maintenant à travers une trentaine de profils différents

« Actuellement, 45 % de notre personnel a passé la barre des 50 ans. Si nous ne remplaçons aucun départ à la retraite d’ici 2030, nous aurons perdu à cette date 22 % de nos effectifs », chiffre Nathalie Gégo, chargée de communication au Service public de Wallonie. « Nous avons besoin de jeunes talents, mais aussi de personnes plus expérimentées. Pour certains postes, nous avons peu de candidats parmi lesquels choisir. C’est pour cela que nous organisons, pour la première fois, un JobDay afin de donner une meilleure visibilité à nos métiers et fonctions. Il sera organisé à Namur ce 5 octobre de 10 à 17h00 », explique notre interlocutrice.

Le SPW recherche une trentaine de profils professionnels différents pour une septantaine d’emplois. « Pour certaines professions, nous sommes dans l’immédiateté. Le candidat qui s’inscrira lors du JobDay pourra être reçu la semaine suivante pour un entretien d’embauche », prévient notre interlocutrice. C’est notamment le cas pour Assistant au contrôle de chantiers de construction (une dizaine de jobs ouverts pour les titulaires d’un diplôme de secondaire). Dans la foulée, le département Mobilité et Infrastructures est aussi à la recherche de diplômés du supérieur/universitaire pour travailler comme gestionnaire technique en travaux publics ou comme collaborateur en travaux publics.

 

Isopix

 

« Nous avons aussi un besoin criant d’informaticiens, d’ingénieurs, de juristes et aussi d’économistes », détaille Nathalie Gégo. Des ordinateurs seront mis à disposition, lors du JobDay, pour postuler en ligne. Des agents du SPW seront présents pour aider la personne à s’encoder et à n’oublier aucun document. L’inscription pourra être finalisée à domicile. Mais avant cette étape, il sera possible de rencontrer, le jour même, une quarantaine de professionnels du SPW qui évoqueront leur métier au quotidien. Un stand est prévu pour informer sur les salaires, les congés et les avantages sociaux.

« Ce samedi, nous informerons aussi sur les futures sélections statutaires. Les professions pour lesquelles nous allons constituer une réserve de recrutement à l’issue d’examen de sélection. Nous y puiserons au fur et à mesure des besoins. Ces personnes auront le statut de fonctionnaires, pas de contractuel », précise la porte-parole du SPW. Les profils recherchés pour ces futures sélections sont très variés : ouvrier manœuvre, collaborateur administratif, juriste comptable ou préposé de la nature. Les personnes qui s’encodent lors du JobDay recevront par la suite les newsletters avec toutes les offres d’emploi.

Même sans diplôme

Pour la période 2021-2021, le SPW compte, à ce stade, recruter 600 personnes. En 2017, il avait déjà procédé à 439 engagements et à 365 en 2018. Le nombre total des personnes effectivement engagées n’est pas encore connu pour 2019. Contrairement à d’autres services publics, il est possible d’intégrer le SPW sans diplôme de base. À l’inverse, il recherche aussi des personnes très diplômées.

Par Yannick Hallet

  Source

JobDay au Cap Nord à Namur samedi 5 octobre. Plus d’informations sur https ://spw.wallonie.be/jobday

«Casser le schéma hiérarchique»

« Avec 9.996 collaborateurs, le SPW est le premier employeur public de Wallonie. Nous accompagnons le citoyen à toutes les étapes de sa vie. Travailler chez nous a du sens », analyse Sylvie Marique, secrétaire générale du Service public de Wallonie.

Fonctionnaire, ce n’est pas glamour pour tout le monde. « Nous sommes conscients qu’il y a des clichés très forts sur l’administration. Nous avons bien travaillé depuis quatre ans pour améliorer le service et nous le ferons encore dans les cinq années à venir. Nous avons besoins de nouveaux collaborateurs, d’une part pour assurer le transfert important de connaissances imposé par la pyramide des âges, et d’autre part pour assurer de la créativité au sein de notre structure », explique Sylvie Marique.

On gagne bien sa vie au SPW ? « Contrairement au privé, on ne négocie pas son salaire. Cela dit, il est correct. Et les gens qui viennent du privé vont bientôt pouvoir mieux valoriser leur expérience. Actuellement, seules six années d’ancienneté sont prises en compte. La nouvelle Déclaration de politique prévoit de supprimer cette limite. Au-delà du package salarial, nous mettons l’accent sur le fait de concilier vie professionnelle et vie privée : 12 % de nos agents font du télétravail. Nous mettons aussi en avant la formation. On peut rentrer chez nous pour un poste et gravir les échelons via des examens. Il est aussi possible d’évoluer d’un domaine à l’autre, débuter comme juriste dans les pouvoirs locaux, puis bifurquer vers l’agriculture ou la fiscalité. En matière d’organisation, nous voulons casser le schéma hiérarchique pour passer à des modes plus collaboratifs ».

Des métiers parfois très particuliers

Le SPW est actuellement en train de procéder au recrutement de trois plongeurs-scaphandriers afin de contrôler les barrages et les écluses. « Il ne faut aucun diplôme, hormis son permis de plongée », explique Nicolas Yernaux, porte-parole du SPW. « En fait, nous avons des métiers parfois très insolites dans nos services », dit-il.

La Région wallonne possède une carrière du côté d’Andenne. Là des tailleurs de pierre sont notamment chargés de réparer les parapets endommagés. Actuellement, ils s’occupent aussi des pierres du pont des Trous à Tournai. Par ailleurs, des piégeurs traquent les espèces invasives comme le rat musqué ou le raton laveur, et aussi les sangliers victimes de la peste africaine. À un autre niveau, des fonctionnaires s’occupent des contrats des footballeurs étrangers qui viennent jouer dans nos clubs.

 

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