Si vous avez des arbres fruitiers et que vous ne savez pas quoi faire de leur production

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Pressez vos fruits et fabriquez votre eau-de-vie

C’est en faisant le tour du monde et fort d’une histoire familiale riche, qu’est né l’Atelier Constant-Berger, le projet d’Adeline et Léandre, 28 ans tous les deux. « Après nos études de gestion aux HEC, nous sommes en effet partis faire le tour du monde », explique Adeline, originaire de Slins (Juprelle). « Ma famille a une histoire familiale forte puisqu’elle produit du péket depuis 1826.

Durant ce voyage, on s’est rendu compte de la chance d’avoir ce patrimoine familial et culturel. D’autant que les bartenders essayent de revenir aux bases de la mixologie. Or, aux débuts, le genièvre était la base de la mixologie. On s’est donc dit qu’on pourrait remettre le péket au goût du jour, alors qu’aujourd’hui, ce n’est plus qu’un produit festif. On a donc voulu perpétuer ce savoir-faire, cette histoire, et retravailler le péket blanc, l’ancêtre du gin. Proposer un produit de qualité pour les bartrenders. » Mais avant de se lancer dans l’aventure, Léandre entreprend de se former. « Il est allé suivre une formation en distillation à Hasselt ainsi qu’une formation pratique à l’IFAPME version flamande. »

Parallèlement à ça, Adeline s’assure qu’ils pourront vivre de ce projet. D’autant que l’un de leurs principaux challenges est le montant des accises, très élevé en Belgique, surtout pour le genièvre. Alors, les deux jeunes ont eu une chouette idée. « De par la formation de Léandre, on a appris qu’on pouvait distiller autre chose que le grain, des fruits notamment pour en faire de l’eau-de-vie. Nous avons choisi de nous installer à Battice, dans une partie des locaux d’une entreprise gérée par Léandre. Or, on s’est rendu compte que ni la Basse-Meuse ni le Pays de Herve, pourtant connus pour leur fruiticulture, n’avaient d’eau-de-vie produite dans la région. »

D’où l’idée de faire de l’eau-de-vie en plus du genièvre. Mais pas avec n’importe quel produit : « En élaborant notre business plan, nous avons rencontré l’ASBL Diversifruits dont l’objectif est de promouvoir l’arboriculture hautes tiges. Alors on s’est dit « Pourquoi ne pas faire notre eau-de-vie à base de fruits hautes tiges mais aussi proposer aux gens de venir presser leurs fruits pour en faire des jus ou de l’eau-de-vie ? Et ainsi permettre aux gens de devenir acteur de leur propre consommation. »

Et depuis 10 jours, le pressoir est ouvert au public. Celui-ci peut amener ses fruits hautes tiges deux fois par semaine. Quant à l’eau-de-vie et le genièvre, ils ne seront disponibles que l’année prochaine, le temps de terminer le processus de distillation.

Par AURÉLIE DRION

 

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