La polémique avait fait rage en 2018 : les terrains de sport synthétiques sont-ils dangereux pour la santé ?

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Terrains synthétiques: moratoire prolongé

La polémique avait fait rage en 2018 : les terrains de sport synthétiques sont-ils dangereux pour la santé ? Ou plutôt, les petites billes de caoutchouc (des pneus recyclés) qui servent à amortir les chocs et à tenir les brins « d’herbe » sont-elles nocives ? Pour les utilisateurs des terrains, en particulier les plus jeunes, et pour l’environnement.

La Wallonie compte largement plus de 150 terrains synthétiques et il s’en crée de nouveaux des dizaines chaque année en Belgique.

À l’heure actuelle, on ne sait toujours pas si ces billes sont dangereuses pour la santé. Une étude commandée par la ministre des Infrastructures sportives précédente, Valérie De Bue, se voulait rassurante.

Mais les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux. Jean-Luc Crucke, qui avait décidé de prendre aux frais de sa commune le nettoyage du terrain synthétique de Frasnes, est un adepte du principe de précaution. « Je vais prolonger le moratoire sur les billes en caoutchouc », nous dévoile-t-il.

« Autrement dit, les subsides seront toujours refusés pour ce type de terrain avec ces granules aussi appelées SBR. » Le but est aussi de favoriser les alternatives à ces billes de caoutchouc : le coco ou, mieux, le liège. Le coco aurait tendance à s’envoler avec le vent…

Étude environnementale

À côté de la santé des utilisateurs, il y a donc aussi l’environnement. « On n’a pas encore d’idée sur l’impact environnemental exact », reprend M. Crucke.

« Par exemple sur les terres et sur l’eau. Des analyses avaient été annoncées par Carlo Di Antonio (ministre sortant de l’Environnement, NDR).

L’étude n’a pas été faite ou, en tout cas, je ne l’ai pas. Céline Tellier (Écolo, nouvelle ministre de l’Environnement) va demander une étude d’impact à l’Institut scientifique de service public. »

En attendant, les subsides seront donc uniquement octroyés aux terrains recourant au coco et au liège, ce dernier présentant un autre avantage : « C’est un produit wallon », conclut le ministre Crucke.

Par B.J.

 

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