Il y a de très grandes chances que vous chaussiez des pneus hiver d’ici quelques semaines.

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Même si le soleil brillera ce week-end, Françoise s’interroge : doit-elle acheter un nouveau jeu de pneus hiver ou opter pour des 4 saisons. L’automne commence ce samedi. Elle n’est pas la seule à se poser la question. Beaucoup ont déjà tranché. Selon une enquête de l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR), 28 % des automobilistes qui n’ont pas de pneus hiver ont fait ce choix parce qu’ils sont équipés de 4 saisons. « Cela représente au total 12 % des conducteurs wallons », note Pierre-Laurent Fassin, de l’AWSR.

Ce taux d’équipement ne répond pas à la question de notre lectrice. Faut-il oui, ou non, passer à ces pneumatiques ? « La technologie de ces pneus 4 saisons a évolué. Ils devraient permettre de continuer à se déplacer lors d’un hiver normal. Je n’aurais pas dit cela il y a vingt ans. Toutefois, les derniers hivers ont été froids avec des routes enneigées. Les pneus hiver sont plus adaptés à ces conditions atmosphériques et donc renforcent la sécurité », précise notre interlocuteur.

La principale raison pour les Wallons de ne pas acheter des pneus hiver est le coût d’acquisition et de stockage (47 %). Viennent ensuite l’utilisation des 4 saisons (28 %), le faible kilométrage parcouru (28 %), l’absence d’utilité (19 %) et le manque de place pour le stockage (16 %). Enfin 4 % de la population ne sait pas pourquoi elle fait l’impasse.

Six conducteurs sur dix (58 %) disposent de pneus hiver, 59 % chez les hommes et 56 % chez les femmes. Les 18-34 ans sont les principaux usagers (62 %), contre 55 % pour les 35-54 ans et 56 % pour les plus de 55 ans. Avec un taux de 79 %, les gros rouleurs, plus de 30.000 km par an, sont, de loin, les plus assidus. Les pourcentages baissent progressivement sous ce seuil : 60 % pour les conducteurs entre 20.000 et 30.000, 55 % entre 10.000 et 20.000, 56 % entre 5.000 et 10.000 et 52 % pour les moins de 5.000.

« Nous constatons que 30 % de la population ne dispose pas de pneus adaptés au mauvais temps », déplore Pierre-Laurent Fassin, appelant à ne pas s’y prendre au dernier moment : « Les utilisateurs de voitures de société vont devoir prendre rendez-vous avant le 1er novembre. Pour les autres, il ne faut pas attendre les premières neiges. Les garages seront alors pris d’assaut ».

613 accidents depuis 2016

L’AWSR a analysé les chiffres des accidents survenus entre 2016 et 2018. « En Wallonie de novembre à mars, un sinistre sur vingt survient lors de conditions hivernales, neige ou verglas. Pour la province de Luxembourg, c’est un accident sur huit », prévient le porte-parole de l’Agence. Pour la période étudiée, l’AWSR a enregistré 613 accidents corporels sur une route enneigée ou verglacées en Wallonie. Le bilan était de six tués et de 817 blessés. Plus d’une fois sur trois (250/613 sinistres), l’un des usagers impliqués avait perdu le contrôle du véhicule (5 tués et 333 blessés). « Les conditions hivernales sont un facteur favorisant les pertes de contrôles », rappelle Pierre-Laurent Fassin.

Par YANNICK HALLET

 

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